Niépce correspondance et papiers

12 5 6 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS Supplément S. 21 Lettre (Coll. J.N.). Inédit S.l., 13 mars 1867. Fouque à Isidore. Monsieur, J’ai reçu et votre lettre du 10 courant et celle de votre oncle du 3 7 bre 1824 1 . Veuillez recevoir mes bien sincères remerciements ; Cette lettre du 3 7 bre 1824 est pour mon livre un véritable joyau. Ah ! si j’en avais encore une ou deux pareilles de cette même époque, surtout de 1822 ! Mais vous allez me taxer d’insatiable. Non je n’ai qu’une pensée, qu’un but, c’est de rendre mon livre complet et irréfutable. C’est pourquoi je me suis permis, et me permets encore de vous dire cherchez, je vous prie ; et vous voyez que j’ai eu raison, puisque il est résulté de mes instances des documents précieux pour mon œuvre. Vous me pardonnerez donc je l’espère, de vous renouveler ici la prière de chercher encore ; vous savez que le hazard est un grand maître ; et puis vous savez aussi que vous appartenez à une famille de cher- cheurs. C’est si bon de chercher, ça été la passion de toute ma vie, que de jouissance elle m’a fait éprouver. J’ai écrit à Mr Lemaitre au // sujet de la reproduction de la correspondance publiée par La Lumière ; le silence de Mr Lemaître me fait croire que ma lettre aura le même sort que celle que j’ai écrite à M. Lacan. Décidément Messieurs les Parisiens sont peu obli- geants et peu polis. Est-ce que par hasard ces Messieurs seraient jaloux de mon œuvre ? Il est vrai, mais ils l’ignorent, que j’ mon récit est loin de ressembler à celui de M. Lacan sur votre père ( au point de vue de la vérité ; Mr Lacan et ceux qui [&] ou qui l’ont copiés ont commis pas mal d’erreurs, que je relève grosso modo, sans toutefois les nommer ; et cela avec les lettres de votre père qui disent tout le contraire du récit de ces Messieurs, qui font de belles phrases à effet, si vous voulez, mais qui faussent la vérité. Hélas ! c’est le propre de la plupart des écrivains parisiens, qui ne vont jamais au fond des choses ; il suffit que l’un d’eux ait écrit une bétise, pour que les autres la répète à l’envie ; à cet égard, sans nous vanter, nous faisons des œuvres plus sérieuses qu’eux, sauf cependant la beauté de leur style devant lequel, nous autres pauvres pionniers, nous devons nous incliner et nous inclinons en effet. ) Veuillez, mon cher ami Monsieur Niépce agréer l’assurance de mon sincère dévouement. Fouque 13 mars 67 S. 22 Lettre (Coll. J.N.). Inédit Salornay-sur-Guye, 19 mars 1867. Fouque à Isidore. Salornay sur Guye, 19 mars 67 Mon cher Monsieur Niépce, Votre lettre de dimanche 17, vient de me parvenir à notre campagne à Salornay sur Guye (Saône et Loire), où je suis depuis jeudi soir dernier, et non à Chamforgueil 2 , comme 1. V. 383. 2. Champforgueil est à trois kilomètres de Chalon, au nord.

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