Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 12 7 1 S. 3 5 portrait, celle d’hier m’a un peu rassuré ; mais je ne le serai que quand je tiendrai la planche ; car Messieurs les Parisiens ne vont pas vite en besogne ; surtout les artistes. Toutefois, je vous serais fort obligé de presser la gravure de cette planche. J’aurais bien désiré voir une épreuve, je pensais que M. Coste vous en aurait remis deux ou trois 1 . Parlons maintenant des erreurs qui existent dans la note de la première feuille (page 20) de mon livre. Celles qui concernent la famille // Dubard de Ternant, vous aurez la bonté de les endosser s’il vous plaît, car j’ai copié tout simplement vos notes que vous m’avez données par votre lettre du 10 mai dernier. Quant à la charge achetée par M. Barrault, je renvoie cette erreur à M. le Colonel Niépce et son fils Léopold. Quoi qu’il en soit ces erreurs doivent disparaître ; il me faudra pour cela imprimer un autre feuillet : ce qui est fort déplaisant, sans compter la dépense que cela occasionnera. J’ai hésité longtemps, à parler de cette famille ; j’avais raison, d’autant plus qu’elle est étrangère à mon sujet. Quant à Bernard cadet, il n’est pas oublié ; il figure à sa place, d’abord une première fois à la page 21 que vous n’avez pas ; et à la 4 e partie de mon livre, comme aïeul de M. Niépce de St. Victor. A propos de cette quatrième partie, dont la matière m’a été fournie par vous, par le colonel Niépce et son fils Léopold, je ne l’imprimerai pas avant que nous l’ayons examinée ensemble ; car il me conviendrait peu de commettre // de nouvelles erreurs qui ne seraient pas de mon fait ; nous examinerons aussi ensemble la nouvelle note que je vais rédiger pour la page 20. Mais pour cela il faut que nous puissions nous rencontrer bientôt ; car nous allons entamer l’impression de cette quatrième partie d’ici à une huitaine de jours. Si par hasard d’ici là, vos affaires vous appelaient à Chalon, vous m’obligeriez de venir me voir. Autrement j’irai chez vous l’un des jours de la semaine prochaine. J’ai été fort contrarié de m’absenter d’ici quelques jours, car pendant mon absence l’impression n’a pas marché. Mais je ne quitterai pas Chalon tant que mon livre ne sera pas terminé, sauf une journée qu’il me faudra passer à Lyon ; mais je ne puis encore fixer le jour : je vous verrai auparavant. En corrigeant les épreuves des lettres de M. Lemaître, j’y ai vu que Daguerre a envoyé à votre père une seppia magnifiquement encadrée, et que M. Lemaître envoya aussi sa gra- vure, l’Enlèvement de Proserpine, // est-ce que vous avez toujours ces objets ? simple curiosité seulement. Tant que je ne tiendrai pas la planche du portrait, je ne serai pas tranquille ; aussi je vous prie de saisir toutes les occasions soit par votre cousin, soit par votre fils de presser la gravure de la dite planche. En attendant le plaisir de vous voir, je vous prie, cher Monsieur, de croire à mon sin- cère dévouement. Fouque . 1. Ce qui était le cas (v. S. 34).
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