Niépce correspondance et papiers

1376 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS Appendice Dès avant 1809, les frères Niepce avaient dû expérimenter dans leur moteur la combustion de l’huile de goudron, si l’on en croit les passages de deux articles de Cayley, le génial inventeur de l’aéroplane, ne nommant pas Niepce, mais faisant allusion sans aucun doute au Pyréolophore , qui l’intéressait au titre de moteur léger pour l’aviation ( Nicholson’s Journal de 1809 et Philosophical Magazine de 1817). [...] Sans prétendre que les ingénieurs contemporains aient connu les brevets oubliés du Pyréolophore, il serait aisé de souligner plusieurs analogies entre le dispositif imaginé par les frères Niepce et les moteurs modernes à combustion interne; mais le rapprochement dépasserait le cadre de cet article destiné à faire connaître — avant qu’un ouvrage complet soit publié sur ces travaux, ce qui s’impose — l’hommage que M. Clerget a rendu à deux grands inventeurs, expérimentateurs de premier ordre dont la France doit s’enorgueillir. Fort de pareils encouragements, le projet de reconstitution du moteur prenait corps. En ce même mois d’avril 1925, Clerget écrivait au préfet de Saône-et-Loire : Je tiens à vous présenter toutes mes excuses de ne pas avoir pu vous remercier du précieux concours que vous nous avez apporté, par la communication des documents. 1 Je comptais en effet vous remercier de vive voix et ne puis m’expliquer par quel malentendu j’ai été privé d’accomplir ce devoir. Je pensais qu’un empêchement en était la cause et que tout le nécessaire avait été fait. Ma mission étant très courte comme temps, étant arrivé à 6 heures du soir et devant réception- ner du matériel le lendemain matin à Villefranche, je n’ai pu vous rendre visite. Le court examen des documents que vous avez bien voulu faire mettre à ma disposition m’a per- mis de constater de véritables révélations qui vont nous permettre de contribuer à la reconstitu- tion du moteur qui sera monté sur le bateau et qui je l’espère vous sera présenté en fonction sur la Saône aussitôt que possible. Soyez assuré Monsieur le Préfet... Le 9 juillet, Clerget répondait à un courrier reçu de Chalon-sur-Saône : Monsieur. Je trouve votre lettre au retour d’une courte absence et m’empresse de vous informer que j’accepte avec grand plaisir la présidence du comité de patronage. Je vous prie de bien vouloir exprimer de ma part à ces Messieurs toute ma reconnaissance et par- ticulièrement à M. Roy Chevrier. Je compte passer à Chalon fin juillet et je ne manquerai pas de rendre visite à ceux-ci et à vous- même, je me permettrai de vous prévenir du jour qui n’est pas encore fixé. Je pense qu’il sera bien utile que nous causions pour arrêter les détails du fonctionnement étant d’accord sur les buts principaux. J’ai reçu l’autorisation de M. l’Ingénieur général Fortant, directeur du Service Technique de l’Aéronautique, auquel je suis attaché, d’exécuter la machine et de l’installer dans le bateau que M. H. Niepce doit construire. Pour le comité d’honneur je crois possible d’avoir l’adhésion de M. le Président Painlevé qui connaît déjà la machine, de Monsieur Laurent Eynac s. s. de l’Aéronautique. Je vous signale d’autre part que M. Rateau a présenté comme membre de l’Institut, la machine à l’Académie des Sciences. 1. Nous ignorons lesquels.

RkJQdWJsaXNoZXIy NDY2MA==