Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 141 101 Certificat (Coll. J.N.). Inédit Nice, 13 et 22 février 1794. Attestation des chirurgiens de la 83 e demi-brigade. Armée d’Italie 83 e . demi brigade. Je soussigné chirurgien en chef de la 83 e demi-brigade, certifie que le citoyen Joseph Niepce, lieutenant dans la 8 me . comp nie . du 2 e . bataillon de ladite demi brigade, a la vue natu- rellement si basse qu’il ne peut distinguer et même apperce[voir] qu’avec beaucoup de peine, les objets les moins éloignés 1 , qu’il a essuyé une dissenterie compliquée de fievre 2 , qui l’ayant retenu quatre mois dans les différents hôpitaux de l’armée 3 , a encore altéré chez lui, l’organe le plus essentiel à tout militaire chargé d’une responsabilité dans son com- mandement ; que cette infirmité le rend inhabile à exercer les fonctions de son etat ; que cependant il pourroit être employé ( utilement ) dans toute autre partie qui n’exigeroit pas des courses nocturnes dans la montagne. En foi de quoi, je lui ai délivré le present certifi- cat pour lui servir et valoir en ce que de raison. Fait a Nice le 25 pluviôse 2 e de la Republique une et indivisible. Conseil Nous membre composant le conseil d’ad on certifions la signature ci dessus véritable Larene [...] Corderot 4 Marteau 5 chef [Henrion ...] Bruno chef de ba on Esteve 6 cap ne Vincent serg t . Laissac chef de la 1/2 brigade Moriceau serg t . major // Vu le certificat de l’autre part delivré par le citoyen Conseil ch en major en chef de la 83 e demi brigade qui conste* que le citoyen qui y est denommé est affecté de miopie, vu le visa du conseil d’administration de la d te demi brigade, j’estime qu’il ne peut etre utile à la Republique qu’en lui accordant un emploi sedentaire/ Nice le 4 ventose l’an 2 7 de la Republique une et indivisible Le chirurgien major de l’armée d’Italie [B...ine] 1. Le même motif entraînera la mutation de Nicéphore dans une administration civile neuf mois plus tard (v. 114). 2. Isidore Niépce, repris par Fouque, a transformé cette dysenterie en « maladie épidémique, qui faisait beau- coup de victimes dans l’armée, et dans la ville de Nice » (v. S. 7 & V.F. p. 25). 3. V. 96n. Si, comme on peut raisonnablement le supposer, ce certificat fut établi lorsque Nicéphore quitta l’hôpi- tal,il faut admettre qu’il y était entré aux environs du 10 octobre 1793.Isidore Niépce a dénaturé les faits en pré- tendant que son père « dut son salut aux soins vigilans d’une jeune veuve [v. 99] et de sa mère, propriétaire de la maison dans laquelle il avait trouvé un logement ».Par contre nous croyons sans peine qu’Agnès Romero l’ait traité avec les « grands ménagemens » exigés par sa « très longue » convalescence (v. S. 7). 4. Camille François Corderot (né le 17 novembre 1748 à Charlieu) « étudioit la langue latine » lorsqu’en 1766, il était entré comme soldat au régiment de Limozin. 5. Marteau était passé chef de bataillon le 16 novembre 1793 (A.G. XB 210). 6. Benoît Esteve, né le 8 janvier 1732. 7. 22 février 1794. A cette date, la procédure de détachement était déjà engagée (v. 102). 101 1792 1795792795

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