Niépce correspondance et papiers
144 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS [...] Sur la proposition du commissaire inspecteur du comité d’Instruction publique, le comité arrête : 1° que le citoyen Oudry 1 , commis à la bibliographie 2 , sera appelé dans la salle du secrétariat pour y travailler comme secrétaire commis de la commission des arts 3 . 2° que le citoyen Oudry sera remplacé à la bibliographie par le citoyen Labène, anciennement attaché comme commis au comité d’Instruction publique 4 , et contre qui il n’existe jamais de sujets de plainte, dont l’exactitude au contraire fut jugée digne d’éloges 5 . [...] 104 Ordre (Coll. J.N.). Inédit Villefranche-sur-mer, 28 février 1794. Ordre à Nicéphore de se rendre auprès de l’adjudant général Frottier. Armée d’Italie 83 me 1/2 brigade, liberté égalité Daprès l’ordre du citoyen Kerveguen, général chef de l’état major de l’armée d’Italie 6 , il est ordonné au citoyen Niepce l t au 2 me bataillon de la 83 me 1/2 brigade, de se rendre sur le champ près du citoyen Frottier adjudant général chef de b on , pour y remplir les fonctions d’adjoint 7 Villefranche le 10 ventose 2 me année de la R. f se une et indivisible. Le c dt de la 83 me 1/2 b. Laissac 1. Par erreur, J. Guillaume a transcrit Audry. 2. Le comité d’Instruction publique de la Convention était divisé en trois sections : celle de l’enseignement, composée de cinq membres, celle des sciences et des arts, composée de six membres, et celle de la morale publique, composée de cinq membres. En outre, il y avait un secrétariat. La section des sciences et des arts avait pour mission de s’occuper : I° de la bibliographie ; II° des poids et mesures ; III° de la conservation des monuments des arts ; IV° des musées considérés comme dépôts ; V° des inventions et découvertes (A.N. AF II 17 - 119, pièce 212). C’est dire que cette section drainait toute la connaissance de l’époque, et que Jean-Gervais, beau-frère des futurs inventeurs du « pyréolophore » (v. 185) et de la photographie, était au cœur de cette connaissance. « Le bureau de la bibliographie générale devait son origine aux décrets de la Constituante sur la conservation des monuments d’arts et de sciences.Placé d’abord sous la surveillance de la Commission des monuments, le bureau de la bibliographie, à partir de novembre 1791 releva directe- ment du comité d’Instruction publique » (J.G.2 n. p. XIV). 3. V. 105. 4. Sous la Législative. Rappelons que Labène n’y était alors resté que quatre mois et demi (v. 60, 67). 5. Quelques jours plus tard, le 23 ventôse (13 mars 1794), le comité précisera : « Labenne recevra ses hono- raires du jour de son admission » ; honoraires se montant à 166 livres 13 sols 4 deniers par mois, selon l’état des appointements des secrétaires commis employés dans les bureaux du comité d’Instruction publique pendant le mois de floréal de l’an deuxième, dressé le 29 dudit (J.G.2, t. 4, p. 449). 6. Ordre en date du 19 février (v. 102). 7. Toutes ces dispositions résultant de l’avis du chirurgien-major de la 83 e demi-brigade, lequel s’était pro- noncé sur le cas de Nicéphore quinze jours plus tôt (v. 101). 1792 1795 1792 1795 Du 10 août jusqu’à la fin de la Convention
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