Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 155 que les parties et temoins ont signé avec nous, fait a la maison commune de Nice le jour mois et an ci dessus. Antoine Testoris Gauché .Joseph-Niepce Chef de ba on H. Figuiere Agn[es] Romer[e] 1 Giraud off public Langlois commandant 112 Curatelle (A.N. XCIX 755, 7 mess. IV). Inédit Cachan, 7 octobre 1794. Emancipation d’Alexandrine et de Julie Dodun. La famille nomme Jean-Gervais Labène curateur. Curatelle 2 L’an trois de la République française une et indivisible le seize vendemiaire devant nous Jean Baptiste André Huart juge de paix du canton de Chatillon assisté de notre gref- fier ordinaire. Se sont volontairement assemblés à la requisition des citoyennes Alexandrine d’Odun agée de vingt ans et Julie Dodun agée de dix huit ans 3 filles mineures de deffunt Claude Denis d’Odun et de Louise Julie Bourgeois femme divorcée du dit deffunt Dodun leur père et mère 4 1° ladite citoyenne Louise Julie Bourgeois demeurante actuellement au Quesnay district de Falaise département du Calvados mère des mineures. 2° Le citoyen Claude Laurent Marie d’Odun aide de camp du général // de l’armée des côtes de Breste de présent à Cachan frère germain desdittes mineures 3° Le citoyen Jean-Baptiste d’Arfeuille demeurant au Quesnay oncle maternelle a cause de Marie Ane Bourgeois son épouse 4° Le citoyen Louis Gerôme Gohier 5 demeurant à Paris rue Franciade section des Amis de la Patrie amy 1. Sa signature dénote incontestablement une difficulté à écrire. 2. Apparemment sans rapport avec l’objet de notre étude, ce document relate des faits qui, étroitement liés à l’avenir de Jean-Gervais (v. App. XII § 3), concerneront directement Claudine Niépce et ses frères. 3. Jean-Gervais qui, « d’après la tradition » perpétuée dans la famille de Senevas, était « son professeur de lit- térature » (B.S. t. I p. 331), l’épousera en secondes noces, le 5 février 1798 (A.P. V 2 E 8173). De leur mariage naîtra une fille, Malvina (v. App. XII § 4). 4. V. 71n. « Les deux époux furent décrétés d’accusation le 17 févr. 1794. Il est probable que le mari fut alors arrêté ; enfermé à Ste-Pélagie, il y mourut la même année, mais il ne semble pas avoir été guillotiné » (D.B.F.). De fait, voici ce que précise le registre des décès de la commune d’Arcueil : « 4 vendémiaire, est mort C.D. Dodun agé de 62 ans, mort à 2 heures apres midy, en sa maison à Cachan, municipalité d’Arcueil, de mort violente » (A.N. XCIX 750, 11 frim. III). 5. Louis Jérôme Gohier (1746-1830). Six mois plus tôt, il était encore ministre de la Justice. Après avoir fait son droit à Rennes, il avait été reçu avocat au Parlement de Bretagne. En 1790, après la suppression des Parlements, il avait été nommé membre de la Cour supérieure de Bretagne et, le 1 er septembre 1791, envoyé par le département d’Ille-et-Vilaine, à la Législative. Secrétaire général du ministère de la Justice en octobre 1792, puis ministre de la Justice (le 20 mars 1793), il avait conservé ses fonctions treize mois (jus- qu’au 20 avril 1794). Président du tribunal civil de Paris, il allait devenir président du tribunal criminel, pré- sident de la section des requêtes. Nommé membre du Directoire le 30 prairial an VII (18 juin 1799), il en sera le dernier président (D.B.F.). 112 1792 1795792795

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