Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 159 114 Certificat (Coll. J.N.) 1 L’Escarène, 20 novembre 1794. Niépce est réformé. Armée d’Italie Liberté Egalité 83 me 1/2 Brigade. 1 er B on Congé de Réforme Nous membres composant le Conseil d’administration, en vertu du certificat de l’off er de santé en chef de la 1/2 brigade qui constate que le Citoyen Niepse lieutenant de la 8 me comp ie à la vüe naturellement si basse, qu’il ne peut distinguer & même appercevoir qu’avec beaucoup de peine les objets les moins éloignés, que cette infirmité le met dans l’impossi- bilité d’exercer les fonctions de son état 2 en foi de quoi lui avons délivré le present pour lui servir & valoir ce que de raison Certifions en outre que le Citoyen Niepse a servi depuis le 16. juin 1792. jusqu’à ce jour avec honneur bravoure fidélité, fidélité & que dans toutes les circonstances il a donné les preuves de son attachement pour la République une & indivisible. Tous ses camarades se séparent de lui avec le plus grand regret lui conservant la plus haute estime & le plus grand attachement 3 . Scarenna le 30 Brumaire an 3 Républicain 4 [Cueyla] serg t [Mazade] [..] s.m. [Guiffo..] chef de b on Camille Duvivier cap tne 5 [Surre..][...] Marteau Paret l t 6 chef de lad. brigade [..oret] [Fr] [L. Pialat] caporal Vu par moi comm des guerres Aym[e.] 114 1792 1795 1. Une photographie de ce document a été publiée par Paul Jay (P.J. p. 320). 2. On l’a vu, c’est pour le même motif que Nicéphore avait été détaché de son régiment (v. 101). La sincérité de cette information nous paraîtrait douteuse si le fils de Nicéphore lui-même n’avait attesté de « la fai- blesse extrème de sa vue » (I.N. p. 11). Pareille « infirmité » l’ayant nécessairement handicapé tout au long de son existence, il est curieux que sa correspondance privée, pourtant abondante en détails de cette nature, n’en dise rien. Seule une lettre fait état d’un problème d’ordre oculaire ; encore n’y est-il question que d’une « fluxion aux yeux » passagère (v. 173). En outre, on comprend mal comment, diminué par une « vue naturellement si basse », il avait pu paraître d’une « bonne conformation », au cours des examens décrétés par l’article 4 de la loi du 28 septembre 1791 (v. 57n). 3. Nous ne pouvons affirmer qu’il s’agissait d’une remarque personnalisée plutôt que d’une formule.Toujours est- il que l’anecdote colportée par la tradition familiale,prend un tour vraisemblable.« Lorsqu’il signa [à Nicéphore] son congé définitif, le général Kervegen, en lui témoignant son estime et ses regrets, ajouta ces paroles flat- teuses:“Je perds en vous le plus beau lustre de mon Etat-major! » (V.F. p. 26). Isidore lui-même, de qui Fouque tenait l’anecdote, écrivit que Kervegen portait à son père « une affection toute particulière » (v. S. 7). 4. Un « Relevé du registre du contrôle des services des officiers » mentionne son « congé de réforme le 1 er fri- maire an 3 eme de la République » (A.G. XB 210), soit le lendemain. 5. Ferdinand Marie Camille Duvivier, né à Romans, dans la Drôme le 4 décembre 1760. 6. Germain Aurélien Paret, né au Pont-de-Beauvoisin le 28 mai 1764.
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