Niépce correspondance et papiers

1. 17 janvier 1795. 2. V. 116. 3. La Grande Terreur passée, la réaction thermidorienne, les insurrections royalistes, suscitèrent de nouvelles violences, de terribles excès. Le tribunal révolutionnaire, quoique devenu « juridiction à peu près régulière » (H.F. t. 2 p. 258), était maintenu. Il en allait de même pour les comités de Surveillance, et l’on verra comment, à Nice, lorsque leur suppression sera décrétée, Turreau décidera d’en confier la charge à la Commission du district (v. 124). Le zèle républicain restait de règle, la tiédeur suspecte. L’épuration des hommes de l’an II ne se faisait que progressivement. Parmi eux, se trouvaient nombre de fonctionnaires qui, prêts à tout pour faire oublier leurs agissements de la veille, n’en étaient que plus dangereux. Dès lors, comment imaginer que Nicéphore, lui qui s’avouait naturellement frappé d’une « extrème répugnance pour ces sortes d’em- plois » (v. 276), ait pu apprécier tant soit peu sa nouvelle situation ? Considérons bien qu’il lui appartenait de prononcer des arrêts dans tous les domaines soumis à sa compétence, notamment celui de l’émigration. Sans doute la Commission formée le 20 novembre 1794 ne manqua-t-elle jamais de se dérober à sa res- ponsabilité chaque fois qu’il lui était impossible de statuer favorablement sur le cas d’un prévenu (v. 125), néanmoins il est impensable que Nicéphore, cette « âme aussi belle, aussi pure » (v. 561), « heureux qu’il était, lorsqu’il lui était donné de faire le bien » (v. S. 7), n’ait pas souffert profondément de la situation. 4. In 8°, 246 pages. Sous la cote R. 22931, la Bibliothèque Nationale en conserve un autre exemplaire. 5. L’abbé Grégoire (1750-1831). Attaché au comité d’Instruction publique, membre de la section chargée du plan d’organisation de l’éducation nationale depuis 1793 (J.G.2, t. 2, p. 606), il avait été nommé bibliothé- caire du comité le 23 frimaire an II (ib., t. 3, p. 139). Du département où il était en mission pendant le procès de Louis XVI, il avait écrit, de concert avec les autres commissaires, la lettre suivante : « Nous déclarons que notre vœu est pour la condamnation à mort par la Convention nationale, sans appel au peuple ». 6. Cet envoi figure en première page de titre. Il va donc de soi que cet exemplaire fut la propriété de l’abbé Grégoire. A comparer l’image convenue qu’Isidore a laissé de sa famille avec celle qui se dessine derrière pareil document, on comprend pourquoi toute trace de Claudine Niépce a été soigneusement effacée. 164 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS Vû et verifié par nous membres composant la Commission administrative du district de Nice, le 28 nivôse l’an 3 e de la Rép que F se une et ind ble 1 J. Raynaud 2 Max Laure Niepce 3 Bernardi Gairaud Amie Torrini s re 118 Livre (B.N. R. 40186) 4 Paris, février 1795. Labène dédicace et offre son livre à l’abbé Grégoire. L’auteur au Representant du peuple Gregoire 5 Tu ne trouveras pas tes opinions dans mon ouvrage ; mais tu y trouveras ta haine pour les rois et pour les coqu[ins], ton amour pour la patrie et pour la vertu 6 [...] 1792 1795 1792 1795 Du 10 août jusqu’à la fin de la Convention

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