Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 175 1. Publ. in Trente ans de ma vie (1795-1826), t.2 (1844), par Jean-Pierre-Jacques-Auguste de Labouïsse- Rochefort (1758-1852). Citée par Jules Andrieu dans sa Bibliographie générale de l’Agenais (1886-1891) ; article Labène : « [...] Aucun recueil biographique ou bibliographique ne parle de ce compatriote trop oublié, dont, seul, Auguste de Labouïsse-Rochefort dit quelques mots dans ses Mémoires politiques et litté- raires (Toulouse, 1844-46, 9 vol. in-8°), et dont le nom est cité au passage par M. André de Bellecombe, dans son Agenais illustre [...] ». 2. Soit dix huit mois après la parution du livre de Labène. 3. V. 118. 4. Celui-ci,mort précisément en 1844 (A.P. V2E 12434),n’eut probablement pas connaissance de cette critique. 120 1792 17959295 un autre moment nous leur disputons la moindre surveillance ? « Soyons de bonne foi : jusqu’à présent nous n’avons fait que tâtonner dans la partie la plus importante de notre législation. La Convention nationale, qui a abordé avec tant de grandeur et de succès les questions les plus épineuses de la politique, qui a imprimé à tous ses travaux un caractère si sublime, qui a semé sur la terre des idées si fécondes, qui a élevé l’édifice de notre constitution d’une main si hardie, n’a porté qu’une main faible et languissante sur l’édifice de notre éduca- tion nationale. Il semble que tout le feu de son génie s’éteigne, que ses hautes concep- tions s’évanouissent, que tout son courage et son énergie l’abandonnent, du moment où elle s’occupe de notre régénération : elle n’a encore aucun plan suivi, aucune marche uni- forme, aucun but bien déterminé. « Il est temps cependant de prendre un parti : la génération naissante souffre ; si nous tardons encore, nous allons lui commu- niquer tous nos vices, et prolonger ainsi la lutte pénible de l’esclavage et de la liberté. » Plus loin, en parlant de l’esprit qui devrait animer les Sociétés populaires, il ajoute : « Je voudrais que la moindre accusa- tion contre un attentat porté à la morale publique fût examiné avec la plus grande sévérité, et que le membre reconnu cou- pable fût solennellement exclu de la Société, comme indigne de servir de modè- le.... Il ne nous souvient que trop encore de ces intrigants qui, tout pourris de vices, parlaient continuellement de régénérer la morale publique, et d’un lit de débauche nous prêchaient effrontément la vertu..... Ne croyez pas que la révolution du 9 ther- midor ait purgé la France de tous ces hypo- crites. Nous nous sommes épurés, écrivent- ils de toutes parts... Oui, ils se sont mutuel- lement pardonné leur ambition, leur cupi- dité, leurs brigandages, leur tyrannie ; mais sont-ils devenus meilleurs fils, meilleurs époux, meilleurs pères ? Hélas ! plusieurs rient encore de ces saintes vertus. » [...] 121 Critique 1 Critique assassine du livre de Labène. [...] (AOUT 1796 2 .) Un citoyen français 3 , nommé Jean Gervais LABENE 4 , nous donne gracieusement un traité : De l’Education dans les grandes républiques. — C’est une jolie attention de sa part, et les enfans lui en devront beaucoup de reconnaissance. Qu’on en juge. Il veut que l’on ait des gymnases de l’enfance, des jardins de l’enfance (en aura qui pourra !). — « Mais quelle vie mèneront vos élèves dans ce nouveau séjour ? De quoi allez-vous les occuper ? » — De jeux. —
RkJQdWJsaXNoZXIy NDY2MA==