Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 199 138 Certificat (Coll. J.N.). Inédit Coni (Piémont), 8 décembre 1796. Le général Gaultier de Kervegen certifie que Nicéphore a mérité l’estime de ses chefs. N° 4 Armée d’Italie LIBERTE EGALITE Au Quartier général de Coni le 18 frimaire l’an 5 e de la République Française une, & indivisible. LE GENERAL DE DIVISION COMMANDANT CELLE DE CONI 1 Je certifie que le Citoyen Niepce ci-devant lieutenant dans le 2 e bataillon de la 83 e 1/2 brigade 2 a servi en qualité d’adjoint aux adjudants generaux depuis le 18 ventôse an 2 e 3 jusqu’au 30 brumaire de la même année 4 , que pendant ce tems il a été employé au bureau de l’etat major general de l’Armée d’Italie et qu’il s’y est comporté de manière a meriter l’estime de ses chefs. P. Gaultier ci devant chef d’etat major de la d te armée 5 139 Acte de baptême (A.A.C. I quinque libri - Castello - XII. Battesimi 1762-1800. C. 139). Inédit Cagliari (Sardaigne), 1 er novembre 1797. Naissance et baptême de Louis Niépce. [...] Il 1° novembre 1797 Io infrascritto vice parroco nella primaziale di Cagliari 6 battezai solennemente secondo il rito della S.R. Chisa un bambino nato oggi stesso figlio legittimo di 1. Coni (Cuneo) se trouve à quelque 75 kilomètres au sud de Turin. La conquête du Piémont par la France s’était achevée quelque sept mois plus tôt, par le traité de Chérasco. 2. V. 97. 3. V. 106n. 4. Constater que le général continuait à penser selon le calendrier grégorien. Le 30 brumaire auquel il faisait allusion étant celui de l’an III, il faisait nécessairement référence à l’année républicaine suivante. 5. Les raisons qui, à cette époque, deux ans après avoir quitté le service, conduisirent Nicéphore à solliciter ce certificat, nous sont inconnues. Nous ne savons pas davantage si lui-même se trouvait alors en Piémont ou à Nice. 6. Sur ce séjour, initialement provoqué par Agnès pour des « affaires de famille », Nicéphore devait donner d’abondants et pittoresques détails quelques mois plus tard (v. 140). Sauf à imaginer un voyage ultérieur, c’est à ce séjour que remonte la plus ancienne trace des travaux qui aboutiront à l’invention de la photo- graphie. Le 16 septembre 1824 (v. 384), se félicitant de l’heureuse évolution de ses expériences, il écrira à Claude : « J’ose espérer que cette fois tu ne refuseras pas d’entrer en partage des faibles avantages honori- fiques et pécuniaires qui pourraient en résulter.Tu as eu comme moi, la première idée de cette découverte à laquelle nous avons travaillé ensemble à Cagliari ; elle doit donc paraître sous ton nom comme sous le mien [...] ». Remarquer que la phrase ne permet d’affirmer ni que « la première idée de cette découverte » naquit à Cagliari, ni que ces travaux furent les premiers. 138 1795 180490

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