Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 209 144 Procuration (A.N. XCII 1002, 1 er germ. VII). Inédit Chalon-sur-Saône, 26 février 1799. Madame Niépce charge Gilbert Tournaire de récupérer le montant d’une obligation et d’un billet souscrits à son profit par le marquis de Scoraille. Au nom de la République française une & indivisible : salut. Les notaires publics du département de Saone & Loire réservés pour la commune de Chalon y résidans soussignés, munis de patentes suivant le vœu de la loi ; savoir font que ce jour huit ventôse de l’an sept de la République française, une et indivisible, par devant eux a comparru la citoienne Claude Barraut demeurant en cette commune 1 , veuve du citoien Claude Niepce ; laquelle a par les présentes, fait et constitué son procureur général & spécial le citoyen Gilbert Tournaire demeurant à Paris rue du Faubourg Jacques maison des sourds et muets division de l’Observatoire n° 115 Auquel elle donne pouvoir, de pour elle, et en son nom, compter et régler, ainsy qu’il suit, avec le citoien Charles Joseph de Scoraïlle et Louise Adélaïde-Victoire de Langhac son épouse, demeurants à Paris 2 Le montant, tant en principaux, qu’intérêts, frais et autres accessoirs 1° d’une obligation sous écritures et signature privées, de la somme de vingt mille francs=assignats, souscritte au proffit de la comparante, par led. citoien de Scoraïlle, en son nom, et comme fondé de pouvoir des héritiers de Louise-Elisabeth de Melun décédée femme de Philippe-Alexandre-Emanuel- François-Joseph de Ghistelle, et d’Elisabeth-Allirre de Langhac 3 , en datte à Paris, du huit jan- vier mil sept cent quatre vingt treize (v.s.) 4 enregistrée au même lieu, le vingt deux ventôse de l’an second 5 , contenant promesse d’en paier les intérêts, à datter dud. jour // 2° d’un billet de la somme de vingt quatre mille francs aussi assignats, souscrit par led. citoien de Scoraïlle, en son propre & privé nom, encore au proffit de lad. comparante, le premier thermidor de l’an trois 6 , et qui sera enrégistré 7 . Comme led. citoien de Scoraïlle a sattisfait au dispositif des lois des onze frimaire et dix huit nivôse de l’an six 8 , par signiffications, du vingt sept nivôse de la même 1. Précision à rapprocher des déclarations que Madame Niépce fit à la même époque auprès de l’administra- tion chalonnaise (v. 142, 147, 149). 2. Ou au château de la Balme, en Saône-et-Loire (v. 146n). Nous ignorons quels liens unissaient exactement les Scoraille et les Niépce. Peut-être du simple fait de leur voisinage en Saône-et-Loire, ceux-ci entrete- naient-ils de bonnes relations. Les deux familles ne manquaient jamais de se transmettre « les choses les plus honnêtes » (v. 246, 258, etc.). En 1836, c’est à la famille de Scoraille qu’Isidore Niépce vendra l’hôtel particulier hérité de son beau-père, à Chalon (R.V. art. 27). 3. Nous sortirions du cadre de cette étude, en évoquant, même brièvement, Louise-Elisabeth de Melun et Elisabeth Allyre de Langhac. Voir in L.C.D.B. 4. Nous avons évoqué ce prêt, consenti par Madame Niépce quelques jours avant le mariage de Claudine (v. 83n). 5. 12 mars 1794. 6. 19 juillet 1795. 7. Nous avons dit comment, très vraisemblablement, Madame Niépce parvint à assainir la situation financière familiale (v. 65). Il n’est guère douteux que ces « améliorations étonnantes » (v. 143) furent obtenues grâce à des prêts hypothécaires et des billets à ordre. Bien qu’acquittés, aucun des billets souscrits par Charles Joseph de Scoraille ne fut jeté. Pour mémoire, ils seront mentionnés globalement dans l’inventaire dressé après son décès. Ils se comptaient par centaines (A.N. LX 624, 17/11/1817). 8. 1 er décembre 1797 et 7 janvier 1798.En réalité,la « loi additionnelle à celle du 11 frimaire » est du 16 nivôse an VI 144 1795 180490

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