Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 217 sion de la Butte des Moulins, 2 e arrondissement 1 , majeur, fils de feu Pierre Maillard et d’Anne Picard, son épouse, à présent sa veuve 2 d’une part Et Claudine Antoinette Niepce, majeure, femme divorcée de Jean-Gervais Labene sui- vant l’acte inscrit à l’état civil de la municipalité de Paris le du quatrième (dixième) arrond t de Paris du quatre ventôse an quatre 3 demeurante à Paris susdites rue et division d’autre part Lesquels, dans la vue du mariage qu’ils se proposent de contracter incessamment 4 , ont fait et arrêté entr’eux les conditions suivantes Savoir 1° Il y aura communauté de biens entr’eux suivant la coutume de Paris. 2° Tout le mobilier qu’ils ont actuellement entrera dans la communauté ; mais tout ce qu’ils ont et auront par la suite, tant en meubles qu’en immeubles, à quelque titre que ce soit, leur sera et demeurera propre, et aux leurs de côté et ligne. 3° Le remploi* // des propres aliénés sera fait suivant la coutume de Paris et sortira même nature de propre à celui qui aura droit de l’exercer, et aux siens de côté et de ligne. 4° La future épouse n’aura point de douaire ni préfix ni coutumier, ainsi qu’il est for- mellement convenu ; au moyen de quoi le futur époux pourra vendre, aliéner et disposer, de quelque manière que ce soit, de tous les immeubles qu’il a et pourra posséder par la suite, n’importe à quel titre, sans qu’ils puissent être grevés d’aucune hypotèque pour rai- son de douaire qui n’existe pas. 5° Le survivant des futurs époux prendra à titre de préciput* soit en argent comptant, meubles ou effets mobiliers, suivant la prisée qu’il en fera faire et sans ouïe, jusques à concurrence de la somme de douze mille livres, et si tout ce qui est réputé mobilier n’exis- toit pas ( en suffisante valeur ) , les immeubles du prédécédé y pourvoieront subsidiaire- ment. Si c’est le futur époux qui survit, il reprendra en outre sa bibliotèque et les livres qui la composent. 6° En considération de la parfaite estime et de la tendre amitié que les // futurs époux ont l’un pour l’autre, ils se font par ces présentes, donation réciproque, de tous les biens meubles et immeubles, droits et actions, sans aucune exception quelconque de quelque nature qu’ils soient, qui se trouveront appartenir au premier mourant au jour de son décès, en quelques lieux que le tout soit dû et situé. Ce qu’ils acceptent respectivement pour, par ledit survivant, jouir de tous lesdits biens en toute propriété, comme de choses lui ayant toujours appartenu ; à l’effet de quoi le premier mourant se dessaisit dès à présent en 1. I er actuel. 2. V. App. XIII, pièce n° 1. 3. 23 février 1796. Nous n’avons pu retrouver cet acte. On peut se demander si ce divorce n’a pas largement contribué (v. 118n) à « l’oubli » dans lequel la famille Niépce s’appliqua à tenir Claudine (v. 3n). Il faut bien considérer que lorsque paraîtra la première biographie de Nicéphore, sa veuve et son fils seront exposés à une triste publicité, du fait du triomphe de Daguerre, de leur ruine, ainsi que de plusieurs comparutions en justice.Dès lors, Isidore filtrera soigneusement informations et documents destinés au public, soucieux seu- lement de faire connaître le « véritable inventeur de la photographie », et hanté par la crainte du qu’en-dira- t-on, dans un microcosme provincial « disposé à lutter avec une malignité jalouse contre l’ancien seigneur, contre le nouveau maire et son curé, le commissaire de police, contre le négociant qui veut s’établir, contre le rentier qui veut se retirer pour jouir de sa fortune » (A.D.C.O. 2 J 3/513 ; lettre du préfet Chaper 6/10/1834. In P.L. n. 199). Remarquons par exemple qu’en 1841, Isidore ne révélera strictement rien des circonstances dans lesquelles ses parents firent connaissance.Il faudra l’insistance de Fouque, un quart de siècle plus tard, pour qu’il se livre à quelques confidences stéréotypées sur ce sujet (v. S. 7). 4. Trois jours plus tard (v. 151). 149 1795 180490
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