Niépce correspondance et papiers
1. Tout porte à croire que l’enfant fut l’une des dernières victimes de l’épidémie qui sévit à Nice en l’an VIII. Ce « genre de maladie, épidémique, bilieuse, putride et nerveuse, amenait une dépravation des humeurs plus rapide ou plus lente.Les mêmes symptômes d’alcalescence bilieuse et de putridité étaient constatés partout. Elle commence par des pesanteurs de tête, puis des malaises dans tout le corps, tantôt des douleurs rhuma- tismales avec des dégoûts, tantôt des affections catarrhales avec toux, fièvres et oppressions ». Selon Bonifassi, l’épidémie débuta le 10 octobre 1799, et devint rapidement très forte, s’attaquant aux plus robustes. Impuissants, les médecins constatèrent l’évolution de la maladie dont le nombre de victimes gran- dit chaque jour. En février, on dénombra jusqu’à 90 morts par jour (Bonifassi a évalué à plus de 2000 le nombre des victimes). En mars, la mortalité commença à diminuer, et l’épidémie prit fin en avril (J.C.1 p. 39). 2. Propos qui incite à penser que Bernard et Madame Niépce ne connaissaient pas davantage Agnès et Isidore. 3. Les lignes qui suivent ont été fidèlement recopiées à partir des notes envoyées par Isidore Niépce à Fouque, le 10 septembre 1865. Isidore a effectivement attesté qu’elles sont extraites d’une lettre de son père à Bernard, en date du 10 messidor an VIII (v. S. 8). 4. V. 98n. 5. Miollis ? C’est ce que Fouque a transcrit. 6. Jacobins. 7. Ainsi s’interrompt la copie d’Isidore (v. S. 8) dont Fouque s’est servi. 220 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS enlevé sous nos yeux, au bout de dix jours 1 [...] Tu nous plaindras, mon cher ami ; mais tu nous plaindrais encore bien davantage si tu avais connu ton pauvre petit neveu 2 ; il joi- gnait, aux grâces naïves de l’enfance, un excellent naturel et une intelligence rare pour son âge [...] la plus sensible, la plus douloureuse de toutes les pertes [...] [...] 3 A l’égard des barbets 4 , ils n’ont pas cru devoir démentir l’opinion que six années de brigandage et d’assassinats avaient donnée d’eux, et sans la fermeté des Autrichiens dont ils étaient mal vus et assez mal menés, la malheureuse ville de Nice aurait à gémir sur de bien plus grands maux encore que ceux qu’elle a essuyés. Je n’ai pas ouï dire que les Autrichiens aient fait fusiller des barbets ; ceux-ci ont assassiné un nommé [V.] habitant de cette commune, et pillé plusieurs maisons, entre autres celle de la femme du général M... 5 , mais la différence des opinions n’est qu’un pretexte, et les vrais J. 6 selon eux, sont ceux qui ont de l’argent. Je ne 7 [...] 154 Délibération municipale (A.M.C. 1D1/6). Inédit Chalon, 10 juillet 1800. Ordre de réquisition. REGISTRE DES DELIBERATIONS DE L’ADMINISTRATION MUNICIPALE DE CHALON-SUR-SAONE. [...] Séance du 21 messidor 8 ème année républicaine Vu l’arrêté du préfet de Saône et Loire du vingt messidor présent mois, [...] transmis à l’instant même par le sous-préfet de l’arrondissement par lequel la commune de Chalon est requise de fournir de suite au magasin militaire la quantité de cent quintaux de foin, laquelle fait partie de celle de 4000 requise dans l’arrondissement de Chalon Les maire et adjoints considérant que plus cette mesure est urgente, plus l’administra- tion doit mettre de zèle et d’empressement à ÿ contribuer pour ce qui la concerne, qu’elle a pour objet de pourvoir à la subsistance des chevaux de la cavalerie cantonnée dans la com- 1795 180490 Du début du Directoire jusqu’à la fin du Consulat
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