Niépce correspondance et papiers
414 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS cieux et de mauvaise foi, cet ecrit pourrait être un vrai crocodile farci de pistolets et de piés de cochon. Deux sur dix et une bonne rousture* : il n’y a que ça dans la nature 1 ./. Adieu, mon cher ami ; il est // [E.m. p. 4] tems de finir cette longue lettre ; reçois donc mille tendres embrassemens de la part de ma femme et de la mienne. Nos amitiés, je te prie à Antoine et Victor. Ne nous oublie pas non plus auprès de M me de Varenne et d’Edouard 2 . Ma femme écrit par ce même courrier à Isidore./. Le taureau doit être opéré, mais nous ne savons pas encore le jour. ://: J.N. Niépce [E. m. p. 1] .P.S. Bien des choses honnêtes de la part de la maison Charvin et de M r le Curé. M me de Morteuil est revenue à la ville. C’est ma femme qui a traité pour ta génisse avec l’acheteur, et qui lui a fait gober la prune. Tous nos gens te présentent bien leurs respects./. 255 Lettre (M.N.N.) 3 Saint-Loup-de-Varennes, 27 juin 1816. Nicéphore à Claude. .S t Loup, le 27 juin 1816. .Mon cher ami, .Nous te faisons passer par la diligence de demain la somme de 472 livres en or, ou 466 francs, 9 sous : savoir ; 3 doubles louis, 7 louis simples et 8 piéces de 20 francs 4 . Cette somme est enfermée dans une petite boîte à double couvercle, recouverte en toile et por- tant ton adrèsse : elle te parviendra franche de port et je l’espère, en bon état. .Je présume que tu auras reçu, mon cher ami, mes trois précédentes lettres dont la der- 1. Autrement dit : ne s’impliquer financièrement qu’à hauteur de 20 % et ficeler l’affaire de main de maître, par un solide contrat. 2. La femme de Jacques-Philibert Burignot de Varenne, et son fils Jacques-Edouard. Marguerite-Claudine, née Bourbon, était la fille d’un avocat de Saulieu. Veuve d’un premier mariage, elle avait épousé Burignot de Varenne en 1786. Elle en eut quatre enfants, deux filles et deux fils. Jacques Edouard (1795-1873), qui sera secrétaire d’ambassade à Constantinople, député de Saône-et-Loire sous la monarchie de Juillet, ambassa- deur et sénateur sous le second Empire, venait tout juste d’entrer au ministère des Affaires Etrangères. « Ma sœur aînée était à Paris, elle se servit de son beau-frère M r . de Bellisle pour réclamer l’appui du c te de Rully : c’était un Bourguignon ancien ami de mon père [...]. Il parla de moi au duc de Richelieu qui tenoit alors le portefeuille des Affaires étrangères et qui consentit à m’admettre comme attaché, et sans dot, ce fut la clause expresse, dans les bureaux de son ministère. Je me hâtai de me rendre à Paris pour prendre posses- sion de ma nouvelle position et le 8 mai 1816, je fus installé à la division du midi dont M r Roux de la Rochette étoit le chef.Les Affaires Etrangères étaient alors rue du Bac,à l’hôtel de Galifet.Je me logeai à por- tée au n° 21 de la rue de Verneuil chez une vieille bonne dame qui eut grand soin de moi et qui me prit en telle affection que treize ans plus tard elle m’a fait son héritier. Elle s’appelait Mme Simon Clarion » (J.E.B.V. p. 69). Trente ans plus tard, les Niépce se trouveront directement concernés par cet héritage (v. App. XXI). Pour se rendre de son domicile parisien au ministère, Edouard passait nécessairement sous les fenêtres de Claude. Quelle était exactement la nature de leurs relations, nous l’ignorons. Ils se verront en Angleterre en 1818 (v. 323). 3. Publ. in P.G.H.1. (p. 43). 4. Soit 144 livres ou 141,30 F pour les 3 doubles louis + 168 livres ou 164,85 F pour les 7 louis + 160 livres ou 160 F pour les 8 pièces de 20 F. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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