Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 423 second lieu une partie même assez considérable de cette substance échappe toujours, quelque précaution qu’on prenne, à l’inflammation, surtout si la charge est projettée avec une grande vitesse : de sorte que l’on perd en consommation ceque l’on gagne en intensi- té de force ; mais ces réflexions sont fort inutiles, car tu sais tout cela mieux que moi ; et si je les hazarde ici, c’est uniquement pour mieux faire sentir combien le résultat que tu viens d’obtenir, mérite d’être apprecié. Je suis très persuadé que M r . de La Chabeaussiere, qui est excellent juge en cette matiere 1 , sera de cet avis-là. Lorsque tu auras répété l’inté- ressante expérience dont tu m’as déja parlé sur une nouvelle application de la force mo- trice 2 , expérience dont je suis aussi empressé que curieux de connaître les détails, j’espère, mon cher ami, qu’il ne s’agira plus que de résoudre la derniere partie du problème propo- sé : je veux parler de l’essai à faire en grand sur un bateau d’une certaine dimension, d’après un des articles du traité provisoire. A propos de ce traité, il n’a donc pas eu de suite, puisqu’on n’en a plus parlé et qu’il n’est même pas revêtu // de nos signatures 3 . Cependant, desque l’essai en question doit avoir lieu, ne crois-tu pas qu’il eût été convenable et à desi- rer pour nous de trouver une espèce de garantie des promesses qui nous sont faites dans le cas présumé du succès ? Je ne doute pas, mon cher ami, qu’il ne soit très heureux et que tu ne sortes triomphant de cette dernière épreuve ; car tu as déjà selon moi, surmonté la plus grande difficulté : hos successus alit 4 . 1. En tant qu’ancien administrateur des Mines. 2. V. 257n. 3. V. 255. 4. Le succès les entretient (mes certitudes de réussite et de triomphe). 258 1815 1824 L’auberge de Claude à Saint-Loup-de-Varennes. L’Illustration.
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