Niépce correspondance et papiers

426 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS 259 Article de presse 1 Paris, 16 juillet 1816. La Quotidienne prend fait et cause pour la société Andriel, Pajol et C ie . Depuis deux ans plusieurs brevets d’invention ont été obtenus en France, pour la prétendue découverte du système de navigation à l’aide de bateaux à vapeur. Il n’est aucun des impétrants qui ne reven- dique, et le titre d’ inventeur, et le droit exclusif à l’exploitation de son brevet. Celui qui se montre avec le plus d’as- surance, est M. le marquis de Jouffroy, qui réclame la priorité, pour ses expériences sur la Saône, en 1782. Il est fâcheux pour ces Messieurs à invention, qu’il existe une foule d’ouvrages imprimés, soit à l’étranger, soit en France, depuis 1735, dans lesquels le système des bateaux à vapeur se trouve amplement décrit et appuyé par des expériences. Convaincus, par ces témoins irrécu- sables, du plagiat le plus hardi, tous ils sont déchus de plein droit du bénéfice de leurs prétendus brevets d’invention, aux termes de la loi du mois de janvier 1791. La compagnie Pajol ayant importé la première, et à grands frais, les machines à haute pression, s’en est assuré l’usage pri- vatif par un brevet d’invention. C’est ainsi que la même compagnie ayant mis les machines à haute pression à l’abri de tous les dangers, s’est pourvue de plusieurs brevets de perfectionnements, qui réservent à elle seule la construction et l’emploi de ces procédés spéciaux. La compagnie Pajol a fait signifier à M. le marquis de Jouffroy, l’analyse de ses bre- vets d’importation et de perfectionnement, afin de la prémunir contre les inspirations d’imiter aucun de ces procédés, qui auraient pu lui être donnés par un de ses agents. Un mémoire qui est sous presse, en donnant l’historique des bateaux à vapeur, fera disparaître toutes les préten- tions de ces inventeurs. 260 Lettre (M.N.N.) 2 Saint-Loup-de-Varennes, 29 juillet 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup le 29 juillet 1816. (.Lundi.). .Mon cher ami, .Nous avons reçu ta lettre du 22 et celle du 26 3 qui nous a été remise hier au soir. Nous quittames Châlon mercredi dernier, le jour même de la réception de ta lettre du 22, et le lendemain matin j’allai d’ici à Droux pour prendre des renseignemens plus précis sur le lieu d’où on tire la pierre en question. On m’a dit que cette pierre ne venait pas de Dole comme nous le croyions dans le principe ; mais tout bonnement de Chagny et même de Demigny 4 : on m’a nommé le particulier qui la reçoit, et celui qui la livre ; et d’après cela j’ai formé le projet d’aller sur les lieux pour être plus à portée de choisir, et de répondre aux demandes qui me sont adressées de la part de la Société d’Encouragement. Tu voudras 1. Publ. in L.Q. n° 198. 2. Publ. in P.G.H.1. (p. 54). Fouque n’en avait publié que deux phrases. 3. Documents inconnus. 4. Chagny est à 17 km au nord-nord-est de Chalon ; Demigny à 6,5 km à l’est-nord-est de Chagny. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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