Niépce correspondance et papiers

444 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS inspirer une confiance sans bornes. J’espère donc que le pyréolophore fera parler de lui en dépit de ses nombreux rivaux. Tu es parvenu à mette la barque à flot : tu sauras bien vaincre une autre fois, la force d’inertie qui en retiendra plus d’une au port. // .Nous te prions, mon cher ami ; de témoigner de notre part à Antoine combien nous sommes satisfaits d’apprendre la belle action qu’il a faite. Cet acte de dévouement, qui mérite les plus justes éloges, doit trouver sa récompense la plus douce comme la plus flat- teuse dans le généreux sentiment qui l’a inspiré ; cependant de pareils traits ne devraient pas rester ignorés, et il est fâcheux que le chef du poste qui probablement en aura eu connaissance, ne lui ait pas donné de publicité ; car il n’aurait certainement pas été mis en oubli par un gouvernement qui attache le plus grand prix à tous les sentimens qui hono- rent le cœur humain. Au reste cequi est perdu dans ce monde ne le sera pas dans l’autre ; ainsi Antoine peut se consoler. .Tu voudras bien, mon cher ami, dire à M r . de La Chabeaussiere que l’echantillon demandé est chez le marbrier depuis deux jours, et que je m’empresserai de l’expédier aus- sitôt qu’il sera prêt. J’ai trouvé dans une carriere du Villard 1 à une lieue d’ici, une qualité de pierre préférable à celle de Chagny. Elle a l’epaisseur requise et pourra suffire à un débit considérable./. Ton pré du Mariage a donné six forts chars de foin de bonne qualité. Les prés bas ne sont pas encore praticables et si on peut espérer de les faucher ce ne sera guère que sur la fin du mois. On ne tardera pas à couper le regain de ton pré de l’Etang 2 . Nous serons ici jusqu’à la fin de la semaine, et nous ne partirons que ( lorsque ) l’echantillon aura été emballé et expédié, ce dont je te donnerai avis. Je pense que tu auras reçu ma derniere lettre 3 qui en contenait une pour monsieur Gillet de Laumont. J’ai aussi ecrit à Isidore 4 à qui nous avons fait passer un groupe* de cent francs par la diligence, et cela pour le moment attendu que les fonds sont bas ; mais j’espere que nous en recevrons bientôt. Embrasse le bien pour nous, je te prie, et reçois, mon cher ami, mille tendres embrassemens de la part de ma femme ainsi que de la mienne. Ne nous oublie pas non plus auprès d’Antoine et de Victor./. .P.S. Mille choses honnêtes pour toi de la part de la famille Charvin et de M r . le Curé. Tous nos gens te présentent leurs respects, Pyrame et Ténor se portent merveille &c. &c. 268 Lettre (M.N.N.) 5 Chalon-sur-Saône, 9 septembre 1816. Nicéphore à Claude. .Châlon s. S. le 9. 7 bre. 1816. .Mon cher ami, .Je m’emprèsse de t’annoncer que, conformément à ta lettre du 4 6 , je te ferai passer par la diligence de demain mardi, la somme de trois cent francs, plus celle de cent francs 1. Le Villars. 2. V. 254n. 3. V. 265. 4. Document inconnu. 5. Publ. in P.G.H.1. (p. 70). Fouque n’en avait publié qu’une phrase (V.F. p. 84). 6. Document inconnu. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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