Niépce correspondance et papiers
446 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS effet une démonstration rigoureuse. Je pourrai ensuite l’appliquer à l’usage auquel nous le destinons 1 ; et si ces deux résultats sont satisfaisans, ce sera le cas de serrer la ligature, car il y aura excès de turgitude 2 . Dans le fait, la chose ne mérite pas qu’on la néglige : elle est trop belle, et comme tu le dis fort bien, mon cher ami, elle ne peut que nous intéresser beaucoup. Mais depuis longtems nous sommes toujours en l’air*, disposition peu favorable pour // travailler posément. .La caisse est déjà prête à recevoir la pierre qui probablement sera finie ce soir. Si on en avait fait tailler plusieurs à la fois, le marbrier se serait servi de la scie ; mais il a été obligé d’employer le marteau et le ciseau cequi a rendu l’opération d’autant plus longue que cette pierre étant très ecailleuse, le moindre coup donné à faux formait de petits creux qu’il a fallu faire disparaître avec le grès. Ce motif m’a empêché de faire pré- parer un second échantillon. J’espère que celui que je vais expédier sera trouvé bon : mais il est prudent d’attendre la décision qui sera prise à ce sujet par la Société d’Encouragement. Aussitôt que l’envoi sera effectué, je compte avoir l’honneur d’écrire directement à M r . de La Chabeaussiere pour lui en donner avis et lui transmettre quelques détails qu’il a paru desirer. Tu jugeras sans doute comme moi, mon cher ami, que ce procédé étant plus honnête, est aussi plus convenable. J’ai fait pratiquer dans la caisse une petite case destinée à recevoir quelques échantillons./ L’importance du motif qui te retient à Paris, peut seule adoucir la privation qui nous est imposée comme à toi, et qui nous sera bien sensible 3 . Cette détermination de ta part, mon cher ami, est pour nous un nouveau témoignage de ton amitié dont nous sommes on ne peut plus recon- naissans, et dont tu seras, je l’espère amplement dédommagé./. Nous recommandons à Isidore de ne rentrer dans sa chambre que lorsqu’elle sera parfaitement sèche. Embrasse- le bien pour nous, je te prie, et reçois, mon cher ami nos embrassemens les plus tendres et les plus affectueux. ://: J.N. Niépce [E.m. p. 1] .P.S. Nous sommes bien aises que Victor soit parvenu à se procurer ses états de service ; car je craignois beaucoup qu’ils fussent perdus. Fais nous le plaisir de lui en témoigner notre satisfaction, // [E.m. p. 2] et de lui dire ainsi qu’à son frère beaucoup de choses amicales de notre part./. La pauvre Dodon va toujours à peu près de même ; mais elle a repris depuis quel- ques jours un peu de sommeil, et elle a fort bon appetit, // [E.m. p. 3] cequi prouve que le coffre, Dieu merci, est encore bon. Tous nos gens de la ville et de la campagne te présentent bien leurs respects. M me . Poncet nous a dit que M r . Julliet de Fontaine 4 qui a des vaches suisses, // 1. V. 257n. 2. V. 254n. Il nous semble que Nicéphore s’exprimait à la fois au sens propre et au sens figuré : de même qu’il sera absolument nécessaire de supprimer le jeu qui rend incontrôlable la remontée du flotteur, nous devrons nous imposer de sévères restrictions en vue du surcroît de dépenses à prévoir. 3. Nicéphore avait espéré voir arriver Claude en Bourgogne (v. 263). 4. Fontaines ? Ce village est à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Chalon. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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