Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 451 .La personne en question, prendra l’auberge 1 . Elle voulait une diminution sur le prix, mais nous n’y avons point consenti. Nous comptons passer le bail à notre prochain retour à la ville, d’après les clauses et conditions de l’ancien. Mazoyer qui a vendu ses terres de La Coudre, a remis au charmant garçon une obligation de 4000 francs, pour la faire négocier : ainsi tes intérèts sont parfaitement garantis. Ton pré de l’Etang a donné 3 chars de regain. Il a fallu battre pour les semailles, et les 100 gerbes ont rendu 24 mesures, cequi est plus que l’an passé où elles n’ont produit que 19 mesures d’après ceque nous a dit Baptiste. Adieu, mon cher ami : reçois mille tendres embrassemens de la part de ma femme ainsi que de la mienne, et embrasse bien pour nous Isidore que nous irons attendre à Châlon, le jour de son arrivée dont il ne manquera pas sûrement de nous donner avis. Nos amitiés je te prie, à ses freres. ://: J.N. Niépce [E.m. p. 1] .1 r . P.S. Nos gens d’ici et de la ville te présentent leurs respects. Tout se porte bien grace à Dieu : bipèdes avec plumes ou sans plumes ; quadrupèdes avec cornes ou sans cornes, au nombre des quels Pyrame et Maître Ténor tiennent le premier rang. [E.m. p. 3] .2 e . P.S. Nous avons payé à M r . Barrat, les premiers jours de décembre passé, 324 [francs] pour un an de loyer à dater du 1 r . avril 1814, jusqu’au 1 r . 8 bre . 1815 2 . Ainsi il lui est dû 6 mois à compter du 1 r . [8 bre . 1815] 3 au 1 er . avril 1816, si tu ne lui as rien payé pour la fin de mars dernier ; mais comme il a attendu un an, je pense qu’il attendra bien encore quelque tems. Il ne peut pas avoir d’inquiétude là dessus. [E.m. p. 1] .3 e . P.S. Ma cousine se plaint, à cequ’on nous a dit, de ce qu’Isidore ne va pas la voir. Engage-le de notre part, je te prie à aller la voir avant son départ. Il serait peut être à propos de savoir enfin à quoi nous en tenir sur le paiement de la somme qu’elle nous doit depuis si longtems 4 . .M me . de Varennes est arrivée hier ; elle nous a donné de tes nouvelles et de celles de ton neveu./. ://: à Monsieur , Monsieur Niépce aîné, chez M r . Barrat, Ancien Hôtel de Boulogne, rue du Bacq n°. 42 faubourg S t . Germain à Paris. à Paris. par Isidore Niépce (I.N. p. 16), atteste de sa part une bien mauvaise mémoire, un manque de curiosité et de rigueur, finalement le peu d’intérêt qu’excitait chez lui les travaux de son père. Qu’il nous suffise de rappe- ler par exemple, que dès le mois de juin de cette même année 1816, Nicéphore lui avait envoyé une « petite épreuve » photographique négative, événement d’une telle importance qu’il lui avait « bien recommandé de ne la montrer à aucun de ses camarades » (v. 253). Fouque, qui prit le relai, n’hésita pas à écrire que Nicéphore « se passionna » pour la lithographie dès 1813-1814 (V.F. p. 48) ; alors que plusieurs passages des 101 lettres qui étaient en sa possession, indiquent clairement qu’il était dans l’erreur. Nous nous contente- rons d’en vouloir pour autre preuve la lettre du 8 avril 1817 (v. 280). 1. Nous ignorons si finalement l’affaire fut conclue avec le « neveu de Rameau » (v. 268). 2. Rappelons que les Niépce étaient attachés à cette adresse longtemps avant cette époque (v. 186). 3. Transcription P.G. Harmant. Rien n’est visible sur la photocopie qui nous est parvenue. 4. Nous avons fait part de notre hésitation au sujet de cette « cousine » parisienne (v. 248n). 269 1815 1824 1 8
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