Niépce correspondance et papiers
456 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS toutes les personnes de ta connaissance. Nos gens te présentent bien leurs respects. La pauvre Dodon parait se trouver un peu mieux. Pyrame et Ténor te lèchent les mains./. ://: à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez M r . Barrat, ancien Hôtel de Boulogne, rue du Bacq, n°. 42 faubourg S t . Germain à Paris, .à Paris. 272 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 27 septembre 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 27. 7 bre . 1816. .Mon cher ami, .Ton neveu vient de nous ecrire, et je joins ici ma réponse 2 que tu voudras bien lire avant de la lui faire parvenir à Versailles, s’il ne se trouve plus à Paris. Sa lettre nous inquiè- te : il parait qu’il ne se porte pas bien depuis quelque tems, et cependant, nous n’en avons rien sçu. Mais, grace à Dieu, cequi nous rassure c’est qu’étant à portée de le voir assez sou- vent, tu aurais certainement eu la bonté de nous donner avis de son état, s’il avait été de nature à inspirer la plus légère inquiétude. Nous sommes fâchés d’apprendre qu’il se soit livré de bonne foi à un docteur qui, a force de drogues et de visites peut nuire à sa santé comme à sa bourse, et nous espérons, mon cher ami, que tu voudras bien joindre tes sages conseils à ceux que nous lui donnons à ce sujet, dans le cas où il se serait mal adressé, et où il y aurait abus de confiance ; cequi n’est peut être qu’une fausse présomption de notre part ; mais il y a tant de charlatans partout qu’on ne saurait trop se tenir sur ses gardes. Tu sais aussi qu’Isidore s’inquiète aisément sur sa santé 3 ; et s’il est plus tranquille là des- sus aujourd’hui, c’est sans doute parceque tu te trouves heureusement dans son voisinage. .Comme il a un besoin pressant d’espèces, je lui mande que je te fais passer par la dili- gence de demain, un groupe de trois cent francs dans lequel il se trouve compris pour cin- quante écus 4 . Il t’en restera autant, cequi est bien peu de chose, mon cher ami, mais la sour- ce sera moins basse dans quelque tems, je l’espère. Tu ne dois pas t’inquiéter en aucune maniere là dessus. Ce petit supplément te fera toujours plaisir, et aussitôt que nous aurons reçu des fonds d’un côté ou de l’autre, cequi ne peut pas tarder, nous nous empresserons de t’envoyer tout ce dont nous pourrons disposer. Il serait bien tems que ceux qui peuvent encore te devoir, surtout Mazoyer, s’exécutassent enfin. Si ledit sieur s’obstine à ne pas payer, il faudra finir par lui envoyer l’huissier. Depuis l’à compte // qu’il t’a donné dans le courant d’avril ou de mai dernier, aucun de tes fermiers n’a rien apporté si ce n’est, comme je te l’ai mandé, le nommé Marniaux. Quoique les récoltes soient en général très-médio- 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 82). 2. Document inconnu. 3. Laquelle santé se ressentait probablement des « parties de plaisir » parisiennes qu’il « suivait avec [...] assi- duité » (v. App. XVII § 1) ; ce que Nicéphore ignorait bien évidemment. 4. Cent cinquante francs. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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