Niépce correspondance et papiers
462 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS sit bien ; on pourra encore simplifier l’appareil ; je desire beaucoup que les changemens que tu trouveras dans celui que j’ai le plaisir de tadresser quoique bien griffonné puisse meriter ton approbation et qu’elle put justiffier mon cher ami la confiance sans borne que tu veux bien accorder à mes tentatives 1 ◊ qu’il me seroit bien flatteur de pouvoir reussir à ton gré a te prouver par la ma reconnaissance de tes sentimens pour moi aussi tendres que delicats ◊ je profite avec bien du plaisir de la voie de notre cher Isidore pour te faire passer mes idées quoique encore un peu embrouillée ; ne doivent pas tomber en d’autres mains que les tiennes. 274 Lettre (M.N.N.) 2 Saint-Loup-de-Varennes, 4 octobre 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 4. 8 bre . 1816. .Mon cher ami, .Ta lettre du 25. 7 bre 3 . dont nous pressentions l’arrivée, et dans laquelle tu t’es empres- sé de nous transmettre les détails les plus rassurans sur la santé de ton neveu, est venu dis- siper fort à propos, les inquiétudes que nous avions conçues. Une attention aussi délicate de ta part, ne nous étonne point, mais elle est pour nous un nouveau gage de ton tendre attachement, et nous ne saurions trop t’exprimer combien nous en sommes touchés, com- bien nous en sommes reconnaissans. Pour achever de nous tranquilliser, Isidore nous a écrit sous la date du 30 4 . Il a dû partir hier jeudi, par la diligence et il arrivera dimanche matin à Châlon où nous nous rendons ce soir pour nous trouver à son débarquement 5 . Reçois, mon cher ami, nos empressés remercîmens de toutes les bontés dont tu l’as comblé et notamment des deux louis que tu as bien voulu lui avancer. Je pense qu’il n’aura pas manqué de t’en tenir compte sur les 150 francs pour lesquels il était compris dans le groupe* de cent écus que nous t’avons adressé le 28 par la diligence. Nous serions bien fâchés qu’il se degoutât du service. Dans le fait, que pourrait-il faire de mieux et surtout de plus utile à la chose publique ? Mais ces craintes, ces dégoûts que l’on cherche peut être à leur inspirer, pourraient bien provenir d’une cause qui, s’ils la connaissaient, ne ferait que les attacher d’avantage à leur état. Nous ne manquerons certainement pas de lui rapeller à ce sujet, les sages conseils que tu as eu la bonté de lui donner ; mais comme les vacances seront assez tristes cette année, attendu qu’il n’y a presque pas de fruits et point de gibier 6 , 1. Tentatives qui, depuis juillet, tournaient autour de ce plan incliné (à 45°) aménagé à l’arrière du bateau. Successivement, elles se résument à ceci : 1° l’énergie produite par le pyréolophore, canalisée par la tuyère, est dirigée sur le plan incliné « qui représente en quelque sorte une voile » ; 2° adaptation d’un flotteur qui coulisse le long du plan incliné. Le flotteur, préalablement rempli d’eau et descendu à la base du plan, puis brutalement vidé par une explosion du pyréolophore, remonte le long du plan incliné vers la surface en « prolongeant » la progression du bateau vers l’avant ; 3° le flotteur, plongé dans une bâche*, produit le même effet que dans l’expérience précédente. Dans le mémoire que nous reproduisons ici, Claude déve- loppe principalement la seconde tentative et évoque la troisième. 2. Publ. in P.G.H.1. (p. 83). 3. Document inconnu. 4. Ibid. 5. Isidore a évoqué le congé de trois mois qu’il venait annuellement passer dans sa famille (v. S. 19). 6. Nicéphore témoignera souvent de la passion de la chasse qui animait Isidore. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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