Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 471 277 1815 1824 de répondre dans un autre moment, car celle ci va partir et je la cachette à la hâte pour ne pas perdre le bon goût de l’autre. Nos amitiés à Antoine et à son frere. Nous sommes bien aises d’apprendre que Victor est mieux // [E.m. p. 2] portant. S’ils ont besoin l’un ou l’autre de quelques petites avances, nous te prions, mon cher ami, de vouloir bien les leur faire jusqu’à ceque nous soyons à portée de leur envoyer de l’argent pour des dépenses plus considérables, lorsqu’Isidore retourne- ra à Paris ou même auparavant si c’est possible. Bien des choses honnêtes de notre part au fils Boho qui a sûrement le nez frotté de vinaigre. 277 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 3 novembre 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup le 3. 9 bre . 1816. .Mon cher ami, .Une lettre de Ternant 2 que j’avais reçue depuis quelques jours, et à laquelle il m’a fallu répondre assez longuement, a un peu retardé à mon grand regrèt, ma réponse à ta der- niere 3 ; mais il était juste que je la réservasse pour la bonne bouche : j’étais d’ailleurs bien aise de pouvoir t’écrire à tête reposée ; ainsi j’espère, d’après ces motifs, que tu voudras bien excuser ce retard à peu près involontaire de ma part. .Je craignais, je te l’avoue, mon cher ami, que tu ne te fusses fait illusion sur le succès de ton expérience du plan incliné ; et quoique cette ingénieuse application ne te paraisse pas d’une grande importance, je suis charmé d’apprendre que c’est par ta maniere de pro- céder, c’est-à-dire de diriger le jet d’air contre le plan, que tu es parvenu à obtenir un mou- vement progressif sur l’eau, ceque n’a pu faire Mr. Channot. C’est une petite leçon qu’il n’aura peut être pas été fâché de nous donner, et il serait on ne peut plus mortifiant, il faut en convenir, de se trouver ainsi pris en contravention. Cette contre-épreuve m’a beaucoup peiné, car je ne savais trop quelle figure faire ; mais bien sûrement tu auras ta revanche et M r . l’Ingénieur n’en sera pas quitte à si bon marché. Cependant il faut avouer et déclarer à sa décharge qu’il paraissait très satisfait de cette nouvelle application. Il est donc prudent de ne pas lui supposer une intention qu’il n’a peut être pas eue ; mais en même tems il est juste de lui faire sentir que l’erreur est toute entiere de son côté 4 . .Il parait, mon cher ami, d’après ce que tu nous mandes, que notre bateau d’épreuve pourra être terminé dans le courant de la semaine 5 , cequi nous fera le plus grand plaisir si toutefois tu te trouves en mesure de passer à la construction de l’appareil ; et nous sommes à cet égard, dans une attente mêlée de quelque inquiétude à raison des difficultés trop pro- bables que tu auras pu rencontrer dans ton expérience aussi curieuse qu’importante // sur 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 94). 2. Leur cousin Philibert-Jean Du Bard de Ternant (1753-1833), frère aîné de Chasan et Curley. 3. Du 23 octobre (v. 276). 4. Claude était apparemment revenu à son idée de juillet, celle qui avait fait dire à Nicéphore : « ce plan incliné [...] représente en quelque sorte une voile » (v.260).Il s’agissait du premier des procédés envisagés (v.273n). 5. V. 274n.

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