Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 477 279 1815 1824 guera la plus forte difficulté ; car il faut convenir que sur les rivieres peu profondes l’emploi des tuyaux aurait été bien insuffisant. Quoique j’aie simplifié autant qu’il m’a été possible, l’appareil sur l’inflammation dans un vase clos, la construction de cet appareil est encore plus compliquée qu’on ne le croirait, et l’ouvrage ne sera guère terminé que les premiers jours de la semaine où nous entrons. J’espère pouvoir te donner, mon cher ami, dans ma prochaine lettre, des détails sur cet objet ainsi que sur l’expérience que j’aurai faite. .Nous te félicitons de tout notre cœur des nouvelles connaissances que tu viens de faire : c’est une excellente acquisition tant sous le rapport de l’agrément que sous celui de l’utilité que nous pouvons en retirer. Tu as donc un double intérèt à les cultiver avec soin, et nous serions enchantés nous mêmes de participer à cette bonne fortune que t’a procu- rée lord Filtz-Gerald. S’il est arrivé à Londres, comme tu le dis depuis quelques jours, tu ne tarderas pas probablement de recevoir de ses nouvelles. Dans ce cas, nous pouvons sans trop nous flatter, mon cher ami, espérer qu’elles seront satisfaisantes, et alors il ne s’agira plus que de nous concerter sur la détermination de notre part qui en sera infailliblement le résultat. Dieu le veuille ! On vient de porter nos noms sur la liste des jurés… ce serait plus que jamais le cas de filer. M r . de Belleroche ne m’a rien écrit et ne m’a rien fait dire au sujet de la lettre que tu lui as adressée 1 . Si par hazard il jugeait à propos de me préve- nir là dessus, je ne manquerais pas de lui répondre dans le même sens que tu desires. Nous avons eu l’honneur de le voir dans le tems, et il ne nous a point rendu // de visite, cequi en fait d’honnêteté me parait un peu inconstitutionnel. M r . Alexandre (.Harvié.) neveu de M r . Cornisse, jeune homme fort estimable et fort instruit que tu connais, mon cher ami ; desirerait obtenir de l’emploi dans l’administration générale des bateaux à vapeur, soit ici soit à Paris, mais ici de préférence, à cause de M r . son oncle. Il ne vise pas bien entendu aux premieres places, et cependant il ne se soucierait point d’en occuper une qui serait trop subalterne telle que celle de simple commis &c. La position désagréable où il se trouve lui fait sentir le besoin du travail, et il te prie avec instance, mon cher ami, de vouloir bien t’in- téresser pour lui auprès de M.M. de Jouffroy ou des autres personnes qui peuvent avoir le plus de crédit. Tu l’obligerais de la maniere la plus sensible, et tu rendrais même par là un service réel à la société. Je pense que dans cette occasion, M r . de La Chabeaussiere pourrait te servir efficacement, quoique je ne doute point d’ailleurs que ta simple recomandation ne soit d’un grand poids et pour cause, auprès de ces Messieurs. Nous espérons donc, mon cher ami, que tu voudras bien entamer cette petite négociation : c’est une bonne œuvre à faire qui nous portera bonheur et que nous ne pouvions remettre en de meilleures mains que les tiennes quoique nous ne l’ayons point provoquée. .Adieu, mon cher ami : reçois de la part de ma femme, de la mienne et de celle de ton cher neveu nos embrassemens les plus tendres ainsi que l’assurance de notre inaltérable attachement. ://: J.N. Niépce .P.S. .Nos amitiés à Antoine et Victor. Tous nos gens te présentent bien leurs respects. Nous venons de recevoir la visite de Pyrame et Tenor qui se portent à merveille. On com- mencera demain le battage./. .Je pense que tu auras reçu ma derniere lettre. Ne m’oublie pas je te prie aupres de M r . de La Chabeaussiere si tu le vois. Adieu ! 1. Document inconnu (v. 319).
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