Niépce correspondance et papiers
des avances ou leur céder à ce titre notre portion de vin 1 ; mais nous pourrions disposer des 3 feuillettes* 1/2 2 que nous avons eues de Nollet, et les vendre si c’est ton avis. J’aurais été bien aise d’avoir les plan et explication de ton procédé ; mais d’après tes sages obser- vations à ce sujet, je n’insisterai pas d’avantage 3 . Tu trouveras ci-joint, une petite gravure lithographique de mon appareil, dessiné et gravé par ton neveu 4 qui est enchanté de pou- 1. Parize et Lacroix étaient locataires de vignes appartenant aux frères Niépce. Ces derniers avaient fixé par bail la quantité de vin à leur revenir chaque année (v. 457 art. 13). 2. Soit 479,5 l. 3. Claude avait exprimé la crainte que plan et explications fussent interceptés. Nous le verrons fréquemment user de cet argument. 4. Document inconnu. Qu’il soit entendu que Nicéphore parlait bien de « gravure lithographique » au sens lit- téral ; ce qui n’était pas nouveau pour eux (v. 254, 258). Aucun doute n’est permis sur ce point (v. 300). Un demi-siècle plus tard, Fouque a cru qu’il était question de lithographie (V.F. p. 61), sans avoir été détourné de son erreur par Isidore (v. S. 16). On comprend très bien qu’Isidore gravait le dessin en question sur une pierre calcaire (ici l’une de celles qui étaient destinées à la Société d’Encouragement) et qu’ensuite il en obtenait un tirage sur papier que Nicéphore joignait à sa lettre. Vient alors la question de savoir comment étaient obtenus ces tirages : comment la pierre était-elle encrée, les frères Niépce possédaient-ils une presse ou bien le tirage était-il effectué manuellement (par raclage…) ? La presse en taille douce conservée au Musée Niépce parmi les objets ayant appartenu à Nicéphore n’est pas adaptée pour les tirages à 480 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie Instruments de chimie au début du XIX ème siècle.
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