Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 485 payer la totalité de cequi lui reste dû. Boucaud du château te prie de lui remettre comme l’an passé, quelques bichets* 1 de seigle : tu voudras donc bien, mon cher ami, me faire part de tes intentions à ce sujet, ainsi qu’à l’égard de tes vins et des nôtres de Jambles. .Je te prie de dire les choses les plus honnêtes de ma part à M r . de La Chabeaussiere, et de ne pas nous oublier auprès de M r . de Morteuil. Ton neveu écrit à M r . Alexandre 2 pour lui faire part de l’article de ta lettre qui le concerne. Nous te remercions bien de l’intérèt particulier que tu as mis à cette démarche dont ta recommandation garantit en quelque sorte le succès. Adieu, mon cher ami ; je finis en t’embrassant de tout mon cœur, tant de la part de ma femme que de la mienne, et en te réitérant l’assurance des tendres sentimens que nous t’avons voués pour la vie. ://: J.N. Niépce .P.S. Mille amitiés, je te prie, à Antoine et Victor de notre part à tous. Nous sommes on ne peut pas plus reconnaissans ma femme et moi de toutes les bontés que tu as pour eux, mon cher ami ; nous desirons qu’ils s’en rendent dignes et surtout qu’ils n’en abusent pas. M r . et M me . Charvin ainsi que M r . le curé me chargent de les rappeler à ton souvenir. Tous nos gens te présentent leurs respects… permets que Pyrame & Ténor trouvent ici leur place./. 282 Lettre (M.N.N.) 3 Saint-Loup-de-Varennes, 8 décembre 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 8. 10 bre . 1816 .Mon cher ami, .J’ai lu avec bien du plaisir dans ta lettre du 1 r . de ce mois, les améliorations que tu pro- poses pour l’inflammation en vase clos, des différens combustibles qui peuvent mériter d’être soumis à l’examen ; car comme tu l’observes avec raison, cet objet est de la plus grande impor- tance pour nous, et nous devons nous en occuper essenciellement, puisque c’est là dessus principalement que repose le succès de notre découverte. Ton idée, mon cher ami, me parait excellente parcequ’elle produirait je pense, ainsi que tu le dis, une inflammation plus vive et plus sûre, et que le combustible se trouverait par là garanti de la chaleur, cequi est bien à considérer pour les huiles essencielles surtout. Je crois donc qu’il sera bon de faire l’essai de cet ingénieux perfectionnement de ton appareil. N’ayant pu obtenir de résultat satisfaisant avec le mien, je l’ai démonté et j’ai voulu opérer avec le simple tuyau GH.I. 4 que j’ai coupé par la moitié. Je l’ai fait rougir dans le fourneau, et j’y ai introduit jusqu’à la partie rouge, un petit morceau de coton saturé d’huile de pétrole ; mais je n’ai jamais pu en répétant cette expérience, parvenir à produire la moindre flamme en dehors, comme dans ton appareil, quoique l’orifice du tuyau dans sa partie rouge, se trouvât presque au bord du foyer. Une vapeur épaisse s’échappait en abondance du tuyau, et il se produisait quelquefois une légère 1. V. App. III. 2. Alexandre Harvier. 3. Publ. in P.G.H.1. (p. 108). 4. Lequel, dans l’appareil précédemment décrit par Nicéphore, faisait communiquer le « cylindre » où avait lieu l’explosion et le « cylindre » renfermant le soufflet d’injection du combustible (v. 281). 282 1815 1824 1 8
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