Niépce correspondance et papiers
488 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS [E.m. p. 4] cousin S t . Victor te disent les choses les plus honnêtes. Tous nos gens te présentent bien leurs respects. Pyrame et Ténor se portent toujours on ne peut pas mieux et te font mille caresses. M r . Channot est allé faire un tour dans son pays, à ceque M r . de Jouffroy a dit à Isidore, en lui annonçant que leur bateau de Paris avait réussi parfaitement. + N.B. qu’il y a de ça plus de 15 jours./. 283 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 11 décembre 1816. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 11. X bre . 1816. (Mercredi) .Mon cher ami, .Conformement à ma derniere lettre, je m’empresse de t’annoncer que nous te faisons passer par la diligence de demain jeudi, un groupe* de six-cent-francs bien cousu et bien cachetté, portant ton adrèsse et qui te parviendra dimanche prochain 15 du courant, ainsi que tu as paru le desirer. Isidore est allé hier à la ville pour retenir sa place depuis Lyon 2 ; mais on n’a pas pu la lui assurer pour lundi, jour qui est ordinairement fixé pour le départ des fourgons : dans tous les cas il partira bien certainement mardi prochain pour être rendu le 20 à Versailles ; et tu vois, mon cher ami, qu’il n’a pas de tems à perdre. On lui a dit à Châlon que le chantier de construction de ces Messieurs était désert ; que l’on avait congé- dié tous les ouvriers même ceux de la ville, ceque le départ précipité de M r . Channot rend assez probable, et que Monsieur de Jouffroy le père y était attendu au premier jour. Nous ne savons vraiment ceque tout cela signifie ; mais il parait que l’on a fait, comme disait Langrois, de l’ouvrage de singe. Il faut convenir que ça serait d’autant plus fâcheux que le travail des roues était fort avancé s’il n’était pas terminé. Je serais assez tenté de croire d’après [...] 3 , que ces Messieurs auraient réellement le projet d’adopter le mode d’applica- tion dont M r . le Comte de Jouffroy t’avait parlé, mon cher ami, et qui parait avoir la plus grande analogie avec celui que nous avons adapté à notre petit vaiseau ; mais comme la force qu’ils emploient est beaucoup moins vive que la nôtre, je doute qu’ils obtiennent un résultat aussi avantageux qu’ils peuvent l’espérer. .Je suis bien aise d’achever le petit appareil pour l’expérience dont je t’ai parlé 4 , afin qu’Isidore puisse t’en faire connaître le résultat ; cequi me prive du plaisir de m’entretenir plus longtems avec toi par ce courier. Reçois donc, mon cher ami, de notre // / 5 à tous, mille tendres embrassemens ainsi que l’assurance de notre inaltérable amitié. ://: J.N. Niépce 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 111). Fouque n’en avait cité qu’un bref extrait (V.F. p. 84). 2. Pour être certain de la trouver libre à Chalon. 3. Déchirure. Manque cela . 4. Il s’agissait du « nouvel appareil » (v. 281) conçu par Nicéphore en vue de suppléer aux essais de son frère (par opposition à celui qu’il avait fait construire en vue de ses expériences sur « l’inflammation de l’huile de p. dans un vase clos »). Fouque a vu dans cet « appareil » une « trace » de ses travaux héliographiques (V.F. p. 85) et Potonniée a repris à son compte cette grossière confusion (G.P. p. 94). 5. Manque part. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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