Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 489 .Ne nous oublie pas, je te prie, auprès d’Antoine et de Victor. Tous nos gens te pré- sentent leurs respects. Tu voudras bien, mon cher ami, nous accuser réception de la pré- sente. Si je puis faire mon expérience aujourd’hui, Isidore aura encore le tems de dessiner et peut être même de graver l’appareil./. ://: à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez Monsieur Barrat, ancien hôtel de Boulogne, rue du Bacq, n°. 42 faubourg S t . Germain à Paris, à Paris. 284 Lettre (M.N.N.) 1 Chalon-sur-Saône, 14 et 15 décembre 1816. Nicéphore à Claude. Châlon s. S. le 14 X bre . 1816. .Mon cher ami, .L’application ci-dessus représentée de notre principe moteur, repose sur une idée qui nous est commune puisque ce n’est qu’une simple modification du procédé que nous avons employé pour notre petit vaisseau; mais cette idée est ou me parait du moins, tellement appropriée à l’objet proposé; elle promet d’ailleurs de si heureux résultats, que j’ai cru devoir rapeller sur elle ton attention particuliere, dans une circonstance où nous devons passer en revue et soumettre au creuset de l’expérience toutes les combinaisons qui peu- vent nous conduire à la solution du problème qui nous occupe. .a.b.c. figure 1 re . représente la coupe longitudinale de mon petit bateau. Les deux lignes I.2. indiquent le fond du bateau. 3.4. est un fond mobile ou piston de la même largeur et hauteur que le fond I.2. lequel n’est destiné qu’à empêcher l’introduction de l’eau extérieur dans le bateau, si le piston venait à se briser. h.i. est la tige du piston g. de la pompe f.g. qui communique au grand cylindre e. Dans cette figure, le fond mobile ou grand piston articulé en i. à la dite tige, est arrivé en c.d. terme de sa course, après avoir refoulé l’eau qui occu- pait l’espace compris entre 3.4. et d.d. figure 2 me . ou ce grand piston revenu sur lui même touche au fond I.2. Il faudrait que cette partie de l’arrière du bateau, fût bien dressée et bien d’équèrre; on pourrait même la couvrir de cuivre laminé. Quant au grand piston qui serait de bois croisé, pareillement doublé en cuivre, il pourrait être muni de liteaux à res- sort pour mieux intercepter le passage de l’eau, et opposer le moins de résistance possible 2 ; ou bien il représenterait l’ame d’un soufflet carré dont l’extrémité opposée serait ouverte et tiendrait au cadre c.c.d.d. du bateau figure 2 me . .En supposant le bateau de 33 piés de long sur 6 piés de large 3 , et le tirant d’eau de 2 piés seulement comme terme moyen entre les plus hautes et les plus basses eaux, la pres- sion exercée par l’eau extérieure contre le grand piston carré, serait d’après Bélidor 4 , égale 1. Publ. in S.A. n° 6. 2. Nicéphore proposait d’équiper les chants de la planche faisant office de piston, de baguettes qui, pressées par un ressort, assureraient l’étanchéité. 3. Soit 10,71 x 1,94 m, avec un tirant d’eau de 0,64 m. 4. Bernard Forest de Bélidor (1697-1761). 283 1815 1824 1 8

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