Niépce correspondance et papiers

494 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS mon cher ami : il est bien tems je pense de terminer cette longue lettre ; je finis donc en t’embrassant tendrement de la part de ma femme ainsi que de la mienne, et en te réitérant l’assurance des sentimens que nous t’avons voués à jamais./. ://: J.N. Niépce 285 Lettre (M.N.N.) 1 Chalon-sur-Saône, 26 décembre 1816. Nicéphore à Claude. . Châlon s. S. le 26 X bre . 1816. .Mon cher ami, .Nous avons eu le plaisir de recevoir à de très courts intervalles tes lettres du 16, du 20, et du 22 de ce mois 2 , qui contiennent toutes des détails fort intéressans ; mais aux quelles je me vois forcé de ne répondre qu’en substance, par ceque je ( me ) trouve trop en arriere, et que je desire reprendre le cours de notre correspondance habituelle. D’un autre côté, depuis notre arrivée ici nous sommes si souvent interrompus par le produit du batte- ment de la cloche qu’il ne m’est guère possible de travailler à tête reposée : au reste c’est un mal nécessairement attaché je crois, à cette malheureuse maison 3 , et il faut bien s’y résoudre. .Je serais au désespoir, mon cher ami, que tu eusses pu voir dans mes observations sur la conduite de M.M. de Jouffroy, la plus légère apparence d’un reproche indirecte de notre part à ton égard. Tu nous rendras assez de justice pour ne pas nous supposer cette inten- tion, et nous savons trop bien apprécier je ne dis pas seulement le sacrifice que tu as fait, les privations que tu t’es imposées volontairement ; mais encore tes soins, tes peines ainsi que l’heureux résultat de tes tentatives de plus d’un genre, pour manisfester sous tant de rapports d’autres sentimens que ceux de notre juste satisfaction et de notre vive recon- naissance. Tu jugeras d’après cela, mon cher ami, combien tout en rendant hommage à ton extrème délicatesse, nous devons être éloignés de prêter l’oreille à un arrangement de finances tel que celui que tu as la bonté de nous proposer : tu connais assez d’ailleurs notre façon de penser à cet égard-là 4 ./. Il parait que des expériences récentes sur le procédé que tu avais confié à M r . Channote, t’ont porté à croire qu’à l’aide d’un changement dans l’in- clinaison du plan, et dans la position de l’appareil sur le bateau, cette application pourrait avoir des avantages même sur la derniere 5 . Elle l’emporterait certainement sous le rapport de la simplicité ainsi que tu l’observes fort bien ; mais elle aurait aussi l’inconvénient des tuyaux et des roues à raison du tirant d’eau ; et pour que l’effet fût aussi avantageux qu’il pourrait l’être, il faudrait peut être, autant que je puis en juger, que l’air dilaté trouvât à déplacer des colonnes ( d’eau ) assez hautes pour lui résister suffisamment, ce qui exigerait une imersion au moins aussi considérable que dans les deux autres cas. Au reste, cette observation qui n’a rien de bien important puisqu’elle est commune à tous les procédés qui 1. Publ. in P.G.H.1 (p. 112). 2. Toutes trois inconnues. 3. Nous avons eu l’occasion de dire au début de ces lignes que Nicéphore n’aimait pas la maison de Chalon (v. 1n). 4. Il est vraisemblable que Claude avait suggéré à Nicéphore de séparer leurs intérêts. 5. Probablement celle que Claude avait exposée dans sa lettre du 7 décembre (v. 284n). 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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