Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 497 [E.m. p. 2] leurs respects. Les quadrupèdes et bipèdes se portent à merveille. La Grive, qui a été malade ceque nous ne savions pas, est à sec de voiles*, et demande du répit pour payer ce qu’elle te doit encore. Elle réclame 36 francs qui lui restaient dûs pour la canar- diere ; c’est ce qui s’apelle plonger au feu pour éviter le coup fatal./. ://: à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez Monsieur Barrat, ancien hôtel de Boulogne, rue du Bacq n°. 42. faubourg S t . Germain à Paris, à Paris. 286 Lettre (M.N.N.) 1 Chalon-sur-Saône, 3 janvier 1817. Nicéphore à Claude. .Châlon s. S. le 3. janvier 1817 .Mon cher ami, .Je m’emprèsse de te faire passer une lettre de M me . de Sassenay que nous avons reçue dernierement 2 . Tu y verras qu’elle nous réitere ses offres de service pour ton cher neveu, et cequi te surprendra autant que nous, qu’elle nous propose pour lui une alliance avec une jeune personne intime amie de M lle . Clara 3 . Tout cela est fort beau sans doute, mais comme ça ne pourrait nous convenir, je viens de répondre négativement là dessus à M me . de Sasse- nay, avec toute l’honnêteté possible, et en la remerciant infiniment de ce nouveau témoi- gnage d’intérêt de sa part. Je lui dis en peu de mots, que les tems sont trop difficiles ; qu’Isidore est encore trop jeune et trop peu formé ; et enfin que mes moyens de fortune ne pouvant en aucune maniere s’accorder avec les prétentions du père de la jeune personne, nous ne devons plus envisager cet ce projet d’établissement que comme une brillante chi- mere. Je lui mande qu’Isidore est dégoûté de son état, et qu’il ne parait guère probable qu’il continue le service : que dans le cas cependant, où il viendrait à changer de disposition à cet égard, j’espère qu’elle voudrait bien lui être utile. Enfin, je profite de l’occasion pour récla- mer ses bontés ainsi que la recommandation de M r . de Sassenay, dans le cas où, comme nous en avons l’intention, nous ferons hommage aux princes 4 , de la découverte qui nous occupe. Je crois que nous aurions là une excellente corde, et je présume d’après cela, mon cher ami, que tu ne désapprouveras pas ma démarche. Nous n’avons pas besoin de te recomander de ne rien dire à ton neveu de l’article de la lettre ci-jointe, qui a rapport au mariage proposé : ceci doit être pour lui lettre-close. M me . de Sassenay nous prie de te dire les choses les plus agréables de sa part. Elle vient tous les lundis à Paris, et son adrèsse ainsi que tu le verras, est rue de la Ville l’Evêque 5 , n°. 1. Nous desirerions bien, mon cher ami, que tu te déter- minasses à aller la voir avec Isidore : tu lui ferais le plus grand plaisir : autrement je ne sais pas trop cequ’elle pourrait penser de ta non apparition si longtems prolongée. 1. Publ. in P.G.H.1 (p. 116). 2. Lettre inconnue. 3. La fille de M. et Mme. de Sassenay, nous l’avons dit. 4. Plus précisément au duc d’Angoulême (v. 285). 5. Dans le 8 e arrondissement actuel, à proximité de l’Elysée où travaillait son mari (v. 261) 286 1815 1824 1 8

RkJQdWJsaXNoZXIy NDY2MA==