Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 501 tra au premier apperçu, le même que celui du cône dont tu m’as parlé 1 , mon cher ami ; et jusqu’à présent je ne vois pas qu’il y ait rien de meilleur que cela, surtout en se servant de flotteurs, attendu qu’on n’aurait pas besoin d’une dilatation aussi brusque que dans l’autre cas. Nous comptons aller à la ville dans le courant de la semaine prochaine pour te faire passer par le roulage, l’envoi en question. Je ne manquerai pas de profiter de cette cir- constance pour commander la réparation nécessaire au réchaud. .Nous te remercions bien, mon cher ami, de la démarche que tu as faite pour M r . Alexandre. Harvier. Nous lui annoncerons cette agréable nouvelle, et nous sommes per- suadés qu’il y sera on ne peut plus sensible. Nous sommes aussi // extrêmement reconnais- sans des bonnes étrennes que tu as eu la bonté de donner à Antoine et Victor, et du sage aver- tissement dont tu les as accompagnées pour leur propre intérèt comme pour le nôtre : c’est un double bienfait dont ma femme surtout me prie de te témoigner sa gratitude toute particuliere. .Tu sauras que Ternant, qui vient d’acheter une maison avec cour et jardin à Nuits 2 , se propose soit dit entre nous, de faire de la chandelle et du savon. Il me mande qu’il a vu dans la rue du Roule St. Honoré qui va directement au Pont-Neuf, un marchand de chan- delle économique ; qu’il serait fort aise de connaitre la composition de cette espèce de chan- delle, et qu’en conséquence il te prie, mon cher ami, de lui rendre le service d’en parler à M r . de La Chabeaussiere qui pourrait, comme membre de la Société d’Encouragement, te donner à ce sujet des renseignemens satisfaisans. D’un autre côté, mon cousin S t . Victor (.qui nous prie toujours de le rappeler à ton souvenir.). a entendu parler fort avantageuse- ment d’une espèce de pomme de terre hâtive et très-précoce, connue sous le nom de truffe d’août, ou grise d’août, ou pelure d’oignon 3 . Cette nouvelle espèce de pomme de terre qui est très-grosse et très-bonne, se vend à la hâle à Paris. Mon cousin desirerait beaucoup en avoir, et nous pourrions en faire venir pour lui comme pour nous un double décalitre. Je présume, mon cher ami, qu’il ne te serait pas difficile de te procurer cette quantité, si toute fois elle n’est pas trop chère. Tu voudrais bien mettre ces pommes de terre dans un lieu où elles seraient à l’abri de la gelée, mais qui ne serait pas assez chaud pour les faire germer ; et tu pourrais nous les adresser après les froids par le roulage. C’est avec peine que je te cause l’embarras de ces deux commissions ; mais ton neveu pourra le partager, et d’ailleurs, j’ai bien cru pouvoir compter sur le plaisir que tu trouves à obliger./. J’attends ou plutôt nous attendons avec impatience le résultat de ta visite à M me . de Sassenay que tu auras pro- bablement vue aujourd’hui lundi, avec Isidore à qui j’ai écrit dernierement. Je pense qu’il t’aura communiqué ma lettre. Adieu, mon cher ami, reçois ainsi que lui nos embrassemens et l’assurance du tendre attachement que nous t’avons voué à jamais. ://: J.N. Niépce [E.m. p. 1] . P.S. Roch me prie de te remercier, mon cher ami, de la bonté que tu as de lui remettre les terres de Duparet. Il s’est un peu remonté en bétail, et nous a bien promis de cultiver soigneusement ces terres ; car nous avons eu soin de lui lire l’article de ta lettre, qui le concerne ; mais comme pour bien cultiver il faut de l’engrais, il desirerait que tu consentisses aussi à lui remettre les prés de Duparet. Tu auras donc la complaisance de nous faire connaître ton intention à cet égard. Roch en effet, est un brave homme // 1. V. 273. 2. Nuits-Saint-Georges. 3. Littré cite effectivement la pelure d’oignon comme « variété de pomme de terre ». 287 1815 1824 1 8

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