Niépce correspondance et papiers
508 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS payer, à moins de les y contraindre. Nous pouvons en juger par les propos qu’ils tiennent à ce sujet, et par leur obstination à ne point se présenter pour s’acquitter. Il faut convenir aussi qu’il y a bien de la misère partout puisqu’il y en a dans nos environs. Adieu, mon // cher ami ; je finis en te réitérant l’assurance de notre inaltérable attachement, et en t’em- brassant bien tendrement de la part de ma femme et de la mienne. Ne nous oublie pas si tu le veux bien auprès de M r . et M me . de Varenne. Nos amitiés à Antoine et Victor quand tu auras occasion de les voir. Toutes les personnes de ta connaissance d’ici comme de S t . Loup, nous prient de les rapeller à ton souvenir. Tous nos gens te présentent bien leurs respects. Il est 9 heures du soir : je n’ai que le tems de cacheter ma lettre pour l’envoyer à la poste. Aussitôt que les envois en question seront expédiés pour Paris, nous retournerons bien vite à S t . Loup. Adieu ! ://: J.N. Niépce à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez M r . Barrat, ancien hôtel de Boulogne, rue du Bacq, n°. 42. faubourg S t . Germain, à Paris, .à Paris. 289 Lettre (M.N.N.) 1 Chalon-sur-Saône, 28 janvier 1817. Nicéphore à Claude. .Châlon s. S. le 28. janvier 1817. .Mon cher ami, .Le panier qui t’est destiné a été fait samedi, comme je te l’avais annoncé dans ma der- niere lettre, et le soir même il a été déposé chez M r . Serre. S’il n’est pas parti hier il partira au premier jour, et je ne manquerai pas de te donner avis du tems qu’il mettra pour arri- ver à sa destination. Nous faisons partir par la diligence d’aujourd’hui un petit panier contenant deux pots de confitures, un fromage de cochon et deux poulardes. Ce petit panier te parviendra franc de port. Le grand panier, contenant 61 bouteilles dont 46 de vin de Jambles et de vin de Mellecey, est marqué S. N. Nous aurions desiré l’affranchir, mais on nous a conseillé de n’en rien faire; et quant aux droits d’entrée il n’est pas possible, à cequi nous a été dit, de les acquitter ici . Je ne sais si nous nous sommes trompés, mon cher ami, en lisant dans la lettre d’Isidore, qu’il avait mis à la diligence les colerettes qu’il a fait faire pour sa maman : le fait est que nous avons envoyé plusieurs fois au bureau, et qu’elles ne sont point encore arri- vées. De deux choses l’une ; ou elles ne sont pas parties, ou elles sont égarées, et dans ce dernier cas il serait à propos de prendre des informations à ce sujet. .On doit m’apporter aujourd’hui, le petit appareil dont je t’ai parlé dernierement pour l’injection et l’inflammation de l’huile de p. 2 Si ce procédé ne réussit pas bien, // je tâche- 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 127). 2. V. 288. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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