Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 513 répondu qu’il n’était pas probable que tu revinses sur un arrangement presque consommé pris avec connaissance de cause. Il desirerait que tu lui laissasses au moins moitié des terres qu’il fait, et m’a prié de te le mander. Je n’ai pas voulu lui refuser cette satisfaction ; mais je ne lui ai pas donné là dessus le moindre espoir. Il me semble bien t’avoir entendu dire que tu ne lui laissais tes terres que pour l’année, et je ne le lui ai pas laissé ignorer. Je serais bien aise que tu m’écrivisses à ce sujet quelques mots que tu me chargerais de lui lire de ta part. J’aurais encore beaucoup de choses à te dire ; mais je finis faute d’espace en t’em- brassant, mon cher ami, tant pour ma femme que pour moi, aussi tendrement que nous t’aimons. ://: J.N. Niépce [E.m. p. 1] .P.S. Mille choses amicales, mon cher ami, de toutes les personnes de ta connaissance d’ici comme de la ville, qu’il serait trop long de nommer. Tu n’apprendras pas sans quelque surprise que M me . Chardenoux épouse l’officier espagnol qui logeait chez elle M r . Colombreri ou Colombrero, colonel ou général, gouverneur d’une ville ou d’une pro- vince d’Espagne. [E.m. p. 2] Le mariage, qui a été affiché à la maison de ville, aura lieu dans quelques jours, et M me . de Chardenoux partira ensuite avec M r . son mari pour l’Espagne. Ma femme me prie, mon cher ami, de te faire mille nouveaux remercimens de sa part, pour le nouveau témoignage de ta bienveillante sollicitude pour Antoine ; et je m’empresse d’unir ici l’ex- pression de ma gratitude à celle de // [E.m. p. 3] tous les sentimens que tu nous inspires. Je te dirai en peu de mots pour le moment, que l’envoi actuel de fonds et quelques précédens proviennent du produit de tes vins et d’une partie de tes grains. Il ne nous a pas été possible de faire autrement ; mais ton blé a été vendu 35 et 36 ecus* 1 le bichet* de Tournus, c’est à dire dans le moment le plus favorable ; et tes vins blancs // [E.m. p. 4] à 66. francs la queue*, prix courant et qui ne peut que baisser tant à cause de leur mauvaise qualité que par cequ’ils ne seront pas de garde : le grand mal est de ne les avoir pas vendus tout chauds comme je te l’avais mandé dans le tems. Crois, mon cher ami, (et bien certainement tu n’en douteras pas). que nous avons agi en cela d’après les cir- constances, et pour ton plus grand intérèt./. [E.m. p. 1] .P.S. Tous nos gens d’ici et de la ville nous prient de te faire agréer leurs respects. Pyrame, Tenor &c. &c. se portent on ne peut pas mieux./. 1. Soit 105 et 108 F. 290 1815 1824 1 8
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