Niépce correspondance et papiers
1. Publ. in P.G.H.1. (p. 133). 2. Lettres inconnues. 3. La fille d’Augustin Laurent. 4. Chasaux. Hameau qui touche Saint-Cyr. 5. Document inconnu. 6. Michel Fleurot. 7. Nicéphore ayant lu Klaproth, cherchait à s’informer sur la question (v. 288). Nous ignorons quelle pouvait être la brochure dont il est question ici. 8. Remarquer qu’à cette époque encore,Nicéphore,comme son frère,mettait tous ses espoirs de réussite dans le seul pyréolophore. 514 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS 291 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 19 février 1817. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 19. février 1817. .Mon cher ami, .On nous a remis hier matin ta lettre du 14, et nous avions déja eu il y a quelques jours, le plaisir de recevoir celle du 7 2 à laquelle il ne m’a guère été possible de répondre plus tôt par ceque mon cousin S t . Victor qui est venu passer une partie de la semaine derniere auprès de nous avec Isaure 3 , et qui était allé coucher samedi à Chazaut 4 est revenu lundi et ne nous a quit- tés que ce soir. Il te dit ainsi qu’à Isidore les choses les plus affectueuses, et m’a prié de te faire passer la note ci-jointe des graines qu’il desirerait se procurer, ou pour mieux dire, que ton cher neveu lui procurât 5 . Tu voudras donc bien recommander de notre part à Isidore, de s’acquitter le plus tôt possible de cette petite commission; et peut-être toute réflexion faite, vaudrait-il mieux en charger le frère de Baptiste 6 qui, en sa qualité de garçon botanicien est plus à portée de se procurer ces objets, et moins exposé à être trompé sur leur qualité. Si les pépins de bon- net-turc* et de giraumon* de Damas ne sont pas encore partis, Isidore voudra bien les joindre avec les graines de mon cousin, et nous les adresser par la diligence. J’ai oublié de te mander, mon cher ami, que Ternant desirerait aussi que tu lui procurasses quelques patates rouges d’Amérique. Il y aurait assez d’une douzaine et demie de ces tubercules s’ils ne sont pas trop chers, et on pourrait les envoyer par la même occasion. Nous sommes bien fâchés je te l’avoue, de l’ennui, de l’embarras et des frais que ces différentes emplettes vont t’occasionner ; mais il ne m’était guère possible de m’y refuser, et je devais compter beaucoup sur le plaisir que tu trouves de ton côté à obliger. Tu viens, mon cher ami, de m’en offrir une nouvelle preuve dans à laquelle je suis infiniment sensible, dans l’envoi de la brochure sur la distillation du charbon de pierre 7 ; ouvrage que je lirai avec grand plaisir, et dont je te fais mes empressés remercimens de même que des pommes de terre et de la livre de chandelles économiques pour Ternant. Mon cousin S t . Victor attend avec impatience l’arrivée // de sa quote part de pommes de terre, par- cequ’il lui tarde beaucoup qu’elles soient plantées. Ma femme, qui est on ne peut pas plus recon- naissante de tes obligeantes dispositions à son egard, me prie d’être son interprète auprès de toi, mon cher ami, et de te témoigner en même tems, combien elle serait peinée que tu fisses pour elle aucune dépense en objets d’agrément, dans des tems aussi difficiles que ceux où nous sommes. Le premier des biens à ses yeux comme aux miens, est la tendre amitié qui nous unit : si les uns et les autres nous pouvons desirer quelque chose de plus, attendons... que la machine marche ; et d’une maniere ou de l’autre j’ai grand espoir qu’elle marchera 8 . .Je suis charmé, mon cher ami, que le résultat de mes dernieres éxperiences t’ait inté- ressé et qu’il t’ait paru propre à remplir notre objet. Tu avais bien raison pour y parvenir, 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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