Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 515 1. Veilleuse. On a vu que c’est au contact d’une « lampe » que s’allumait la mèche chargée de provoquer chaque explosion du pyréolophore (v. 185 mémoire § 20 art. 38-39). 2. Comme par exemple le mélange charbon/résine, charbon/bitume « réduit en poussière très fine », ou encore le lycopode. 3. Environ 1,35 cm. 4. Environ 0,68 cm. 5. La nouvelle application aussi curieuse qu’utile (v. 280) de leur principe moteur, grâce au « flotteur » auquel Claude consacrait tous ses efforts depuis le mois de juillet 1816. 6. On l’a vu, au mois de décembre précédent, les Niépce avaient éprouvé une amère déconvenue en décou- vrant qu’ils se leurraient sur l’attitude de Jouffroy à leur égard (v. 282). 7. Roues à aubes. 8. V. 289n. 291 1815 1824 de proposer d’injecter l’huile de p. en substance ; et je crois comme toi, qu’il vaudra infini- ment mieux remplacer le fourneau par une lampe 1 pour deux raisons : la premiere, c’est que ce mode d’inflammation est plus expéditif et moins embarrassant ; la seconde, c’est qu’il est plus sûr. Une substance concrette* 2 avait le grand inconvénient d’éteindre quelquefois la flamme en tombant en masse sur la mèche, cequi n’arriva pas avec une liqueur aussi inflam- mable que l’huile de p. D’un autre côté tu as reconnu comme moi que le cuivre ou le fer rouge convertissait cette huile en gaz hydrogène où le carbone dominait [avec] à tel point que souvent l’inflammation n’avait pas lieu, et que l’on perdait ainsi une grande partie du combustible. L’huile lancée d’après ton idée, c’est à dire comme le lycopode, a de plus l’avan- tage d’exiger peu d’air, c’est à dire un soufflet beaucoup plus petit qu’il ne le faudrait pour lancer une substance ga[s]euse. Le séjour de mon cousin S t . Victor m’a empêché de répéter les mêmes expériences avec un tuyau coudé de 6 lignes* 3 de diamètre que j’ai à ma disposi- tion ; mais je vais m’en occuper au premier jour, s’il plait à Dieu, et j’aurai le plaisir de te faire part du résultat que j’aurai obtenu. A en juger par la flamme // produite à l’aide d’un tuyau de 3 lignes 4 de diamètre j’espère produire une bouffée énorme. .Ceque j’ai fait, mon cher ami, n’est rien en comparaison de l’importance et de la diffi- culté de l’objet dont tu t’occupes 5 . Nous desirons donc bien vivement que les peines que tu te donnes soient couronnées du plus heureux succès, et elles le seront indubitablement si la chose n’est pas démontrée physiquement impossible. L’expérience que tu te proposes de faire avec ton nouvel appareil, te procurera, je l’espère, un résultat décisif ; et au pis aller nous ne serons pas, grace à Dieu, pris au dépourvu puisque nous avons plus d’une corde à notre arc. .Le vin est à toi, mon cher ami ; mais puisque tu as la bonté de nous faire part de tes dispositions à cet egard, nous sommes fort aises que tu destines quelques bouteilles de Mellecey à M r . de La Chabeaussiere. Ce petit cadeau lui fera plaisir, et c’est un témoignage de reconnaissance de notre part, auquel il sera certainement très sensible. Il parait donc décidé que M.M. de J. ont enfin réussi. J’en suis bien aise par rapport à eux et pour le mal que nous leur voulons 6 ; mais il parait que la force de leur moteur se trouve furieusement réduite, cequi donne une assez pauvre idée de tous ces systèmes de roues 7 en général. Je crois que nous pouvons dire sans trop de jactance : à nous le coq*. Nous attendons avec impatience la réponse de ce Messieurs à ton ultimatum ; il est bien tems qu’ils se décident. As-tu vu M me . de Sassenay 8 ? .Adieu, mon cher ami : il est bientôt dix heures du soir : je finis à regrèt en t’embras- sant pour ma femme et pour moi aussi tendrement que nous t’aimons. Nos embrassemens au cher Isidore. J’aurai une autre fois le plaisir de m’entretenir plus longtems avec toi. ://: J.N. Niépce
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