Niépce correspondance et papiers

518 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS soumettre à des épreuves analogues aux tiennes, puisque tu as bien voulu m’y engager dans le tems, et je m’empresserai de te faire part du résultat que j’aurai obtenu. Je suis charmé d’apprendre que la pierre que j’ai adressée à la Société d’Encouragement, a été jugée propre à l’impression lythographique. Cette nouvelle me fait dautant plus de plaisir que j’avais lieu de craindre d’après le silence que la Société gardait à cet égard, que mon échantillon n’eût été mis de côté. Ce n’est pas que cette trouvaille soit quelque chose de bien merveilleux ; mais pour l’intérèt même de l’art, j’aurais été fâché // que ma démarche eût été infruc- tueuse. Je te remercie bien, mon cher ami, de l’intention où tu es de prendre la peine de voir M r . le Secretaire perpetuel de la Société d’Encouragement au sujet de notre brevet et du rapport de M r . de Lasteyrie 1 . Je serais bien aise que l’on nous gratifiât l’un et l’autre de quelques épreuves faites avec la dite pierre, ainsi que de deux exemplaires du rapport en question. Quant au renouvellement de notre brevet, tu penseras peut être comme moi, vû la dureté des tems, que nous pourrions le remettre à l’époque où l’expérience en grand dont nous devons nous occuper, aura constaté publiquement l’avantage de notre principe- moteur. Adieu, mon cher ami, reçois nos embrassemens les plus tendres et les plus empres- sés, et embrasse bien pour nous ton cher neveu. ://: J.N. Niépce [E.m. p.1] .P.S. toutes les personnes de ta connaissance te disent les choses les plus honnêtes. Ne nous oublie pas je te prie, mon cher ami, auprès d’Antoine et Victor. Tous nos gens te présentent bien leurs respects. Pyrame, Tenor, &c. &c. se portent à merveille et te font mille carèsses. N.B. nous recevons à l’instant, mon cher ami, ta lettre du 28 2 qui nous a fait le plus grand plaisir, et à laquelle j’aurai celui de répondre dans quelques jours d’ici. Nous atten- dons avec empressement une réponse d’Isidore à ma derniere lettre. Adieu ! ://: à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez Monsieur Barrat ancien hôtel de Boulogne, rue du Bacq, n° 42 faubourg S t . Germain, à Paris ; .à Paris. 293 Lettre (M.N.N.) 3 Saint-Loup-de-Varennes, 12 mars 1817. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 12 mars 1817. .Mon cher ami, .Avant de répondre à ta lettre du 28 février dont j’ai eu le plaisir de t’annoncer la récep- tion dans ma réponse à ta précédente, je desirais que nous reçussions le panier que tu as eu 1. Précisément sur la découverte en France d’une pierre propre à la lithographie. 2. Inconnue. 3. Publ. in P.G.H.1. (p. 139). 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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