Niépce correspondance et papiers

524 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS l’embarras qu’il t’a causé. Mon cousin S t . Victor, qui s’unit à nous, nous charge de te dire les choses les plus amicales sa part. .Nous sommes ici pour une huitaine de jours au moins. Je vais m’occuper de suite, des démarches relatives à la prolongation de notre brevet 1 , et nous ne partirons pas que cette // importante opération ne soit terminée. Tes réflexions m’ont paru si justes, mon cher ami, que je n’ai pas dû hésiter de les mettre à profit ; car il n’y a en effet pas de tems à perdre 2 . Je sens aussi comme toi, la nécessité où nous sommes de recourir à un emprunt 3 , et cela plus tôt que plus tard. Je compte également m’en occuper avant notre départ ; mais j’espère bien que ça ne sera qu’à des conditions très-modérées. Je m’emprèsserai de te faire part du résultat de ces deux démarches. Nous ne pouvons pas trop nous dispenser d’em- prunter moins de cent louis 4 , eu egard au déficit qui existe cette année dans notre recette, et au surcroît de dépense que nous sommes obligés de faire. De mon côté je n’ai rien pu toucher de Darier, et la liquidation de notre créance sur M r . Niepce de Tournus, ne s’ef- fectue pas, quoique on nous eût promis qu’elle aurait lieu dans le courant de janvier ou de fevrier dernier au plus tard. Malgré tout cela, prenons courage ; nous avons lieu d’espérer plus que jamais, que nous serons amplement dédommagés des sacrifices que nous avons faits. Nous te félicitons egalement, mon cher ami ; et de ta belle découverte du point d’ap- pui hors de l’eau extérieure, et du motif qui malgré cela, t’a déterminé, à donner la préfé- rence à ta premiere application qui pour être plus simple n’en est ni moins belle ni moins avantageuse. Ces deux procédés de ton invention te font le plus grand honneur : c’est le plus grand pas de fait vers le perfectionnement de notre machine. Tu ne peux que t’ap- plaudir d’être arrivé aussi heureusement au terme de tes penibles travaux, et nous parta- geons de tout notre cœur la juste satisfaction que tu dois éprouver. .Mon cousin S t . Victor est ici pour le reste de la soirée ; cequi m’oblige de finir à la hâte. Adieu donc, mon cher ami ; reçois nos tendres embrassemens et l’assurance de notre inviolable attachement. Embrasse bien pour nous le cher Isidore, et ne nous oublie pas je te prie, auprès de ses frères. .P.S. Nous venons de recevoir ta lettre du 19 5 , à laquelle j’aurai le plaisir de répondre ainsi qu’à quelques articles des deux dernieres, le plus tôt qu’il me sera possible. Tous nos gens te présentent leurs respects. Adieu mon cher ami ! fluent acquae si me[...][...]./. ://: à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez M r . Barrat, ancien hôtel de Boulogne, rue du Bac, n°. 42. faubourg S t . Germain à Paris ; .à Paris. 1. V. 296. 2. Le brevet expirait treize jours plus tard. 3. V. 529. Jusqu’alors, Claude et Nicéphore se contentaient d’avoir recours à leurs proches (v. 237, 276, 290). Désormais engagés dans la spirale infernale de l’emprunt hypothécaire, ils n’en sortiront plus. 4. Soit 2.355 francs. 5. Inconnue. 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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