Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 533 300 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 8 avril 1817. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 8 avril 1817. .Mon cher ami, .Nous avons recu ta lettre du 28 mars et celle du 4 de ce mois 2 , qui nous a ete remise avant hier. Je comptais, ainsi que je l’ai mandé a Isidore 3 , avoir le plaisir de te repondre par le dernier courier ; mais mon cousin est venu nous voir ce jour-la avec Isaure, cequi a tota- lement dérangé mon projet. .Nous nous empressons de t’annoncer, mon cher ami, que nous te ferons passer sans faute, par la diligence de demain, mercredi, un groupe de 850 francs dont 250 f. pour Isidore ; lequel groupe bien cousu, ficellé et cacheté comme de coutume, te parviendra franc de port, et je l’espere en bon etat, samedi prochain. Tu voudras bien, lorsque tu l’au- ras reçu, avoir la complaisance de nous en donner avis. A l’égard des 100 francs que tu nous dis d’avancer a Baptiste pour le compte et de la part de son frere, nous devons te faire observer qu’a l’époque ou les graines nous furent expédiées, Michel ecrivit à son frere en le priant d’avancer pour lui 100 francs a leur pere. Baptiste nous donna communication de cette lettre, et pressentant ses dispositions, nous lui remimes de suite les cent francs à compte de ses gages de 1816 a 1817. Le père Fleurot toucha cette somme le lendemain jour de la S t . Côme, cequi lui fit grand plaisir, car il parait qu’il en avait grand besoin. .D’après la lettre d’Isidore du 30 mars 4 , nous présumions, mon cher ami, qu’ayant défi- nitivement obtenu sa démission, il devait quitter le corps aussitôt après le réglement de son décompte ; et nous étions d’autant plus portés à le croire, que ton cher neveu, qui n’avait pu à raison de la concurrence, solliciter la place de // fourrier du Palais, se disposait à faire de nouvelles tentatives pour se procurer un autre emploi. C’est donc avec surprise, mais en meme tems avec la plus vive satisfaction que nous apprenons le nouvel incident qui vient de changer sa détermination 5 . Nous lui savons bien bon gré d’avoir cédé aux pressantes sol- licitations de M r . de Jassaut. C’est se rendre doublement recommandable à ses chefs, que de se laisser subjuguer par des témoignages aussi flatteurs d’estime et d’attachement que l’on reçoit d’eux en pareil cas. Il n’y a que les ames honnetes et délicates qui soient susceptibles de les apprécier à ce point-là : Isidore s’est donc comporté comme il le devait, et cette conduite qui l’honore à nos yeux de toute maniere, nous inspire les mêmes sentimens que tu as la bonté de nous manifester à son égard. Les personnes qui s’intéressent à lui ne pen- sent pas autrement. Cette nouvelle leur a fait grand plaisir, et elles ne voyaient pas sans peine que ton cher neveu quittât aussitôt l’honorable service auquel il est attaché. Tu sais, mon cher ami, que nous n’y avons consenti nous mêmes que pour ne pas faire violence à cequi nous paraissait tenir à ses propres inclinations. Le fait est que l’heure n’est peut être pas encore arrivée où les fidèles serviteurs du Roi peuvent, sans manquer à leur devoir, se décider aussi aisément à abandonner son service. En attendant, voilà 3 mois de congé sans 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 150). 2. Documents inconnus. 3. Courrier inconnu. 4. Inconnue. 5. En l’occurrence, rester dans l’armée. 299 1815 1824 1 8
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