Niépce correspondance et papiers

1. Figure à la suite de la lettre de Becquey (v. 299). 2. V. 299n. 3. Tel qu’il sera porté à la connaissance des frères Niépce, pourtant fort habilement, l’avis du Comité consula- tif suscitera chez Nicéphore un grand mécontentement (v. 306, 307). 4. V. 210n. 536 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS 301 Brouillon de lettre 1 (A.N. F 12 4779 avril 1817). Inédit Paris, 15 avril 1817. Le Comité consultatif des Arts et Manufactures au ministre de l’Intérieur. N° 102 2 e [R]. Le 15 avril 1817 Monseigneur, Les S rs . Nicéphore, Niepce et Barraud frères, propriétaires à Châlon sur Saône, deman- dent une prolongation de 5 années à la durée ( que la durée ) du brevet d’invention qu’ils ont obtenu en 1807 ( pour une machine à laquelle ils ont donné le nom de pyréolophore, brevet ) et qui est expiré le 3 de ce mois ( soit prolongée de 5 ans ) . Ils se fondent sur ce que diverses circonstances les ont empêché de tirer ( de leur découverte ) tous les avantages que leur promettait un brevet de 10 ans. M r . ( le sous-secrétaire d’Etat ) par sa lettre du 5 courant, nous a invités à lui faire connaître si, dans l’interêt de notre industrie, il y aurait quelqu’inconvénient à accueillir la demande des S rs . Niepce ( & compagnie ) 2 Nous avons l’honneur de repondre à M gr que L’objet du brevet d’invention des S rs . Niepce était plutôt une conception mécanique, neuve et ingénieusement exécutée, qu’un moÿen, déjà perfectionné dans les mains de l’inventeur au point qu’on pût en prévoir une prompte application aux travaux de l’industrie : aussi n’est-il pas venu à notre connaissance que, depuis 1807, on ait essayé en grand l’emploi de l’appareil ( la machine ) des S rs . Niepce, quoi qu’elle soit décrite, assez en détail, dans plusieurs ouvrages de mécanique. Les inven- teurs eux-mêmes paraissent s’être bornés, pendant 10 ans, à la construire en modèle. // Si cette invention était ( aujourd’hui ) arrivée à un degré de simplicité et d’importance, tel que l’industrie dût s’en emparer avec empressement, il faudrait, selon nous, de grands motifs en faveur des S rs . Niepce ou de grandes raisons administratives, pour accorder la prolongation demandée ; mais si l’idée d’appliquer, d’une manière nouvelle, une loi de la nature, comme moteur n’a pas été, pendant 10 ans, pleinement et utilement mise à exécu- tion par ceux-mêmes qui l’ont conçue, il est à présumer qu’elle présente de grandes diffi- cultés ou qu’elle a été négligée par les inventeurs ; et dans l’un et l’autre cas, nous pensons M gr . qu’il convient ( d’appeler ) le concours des mécaniciens à l’exécution de cette idée, en leur en donnant la libre ( la mettant à leur ) disposition 3 . D’un autre côté, si les S rs . Niepce & C ie ont fait à leur première appareil ( machine ) quelqu’amélioration importante qui leur fasse entrevoir actuellement une application utile, il nous semble qu’ils sont en droit de demander un brevet de perfectionnement. Nous croÿons, en conséquence, M gr ., qu’il n’ÿ a pas lieu à accorder aux S rs . Niepce & C ie une prolongation de 5 ans à la durée de leur brevet ( d’autant que déjà le public en jouit depuis le 3 de ce mois ) ; nous ajouterons que M r . Montgolfier n’a pas obtenu de pro- longation pour une machine ( le belier hÿdraulique ) 4 qui sous plusieurs quelques rapports 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie

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