Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 551 prendre un intérèt si encourageant pour moi ; mais je n’ai pas perdu pour cela l’espoir de réussir, et si je parviens enfin, cequi n’est point chose aisée, à étendre convenablement le p. je crois bien, sans me faire illusion, pouvoir parvenir à résoudre le problème. .Adieu, mon cher ami, reçois nos embrassemens les plus empressés et les plus tendres. Ne nous décourageons pas et rapellons-nous le fortem et tenacem &c 1 . ://: J.N. Niépce .Embrasse bien pour nous notre cher fils auquel j’aurai bientôt le plaisir de répondre, et à qui nous recommandons plus que jamais la plus stricte économie. Reçois, mon cher ami, de nouveaux remercimens de la part de ma femme comme de la mienne, pour toutes tes bontés à l’égard d’Antoine et Victor auxquels nous faisons mille amitiés. Tu as dû voir par ma lettre du 12, que nous avons remis au père Fleurot les 100 f. dont tu nous parles. Toutes les personnes de ta connaissance sans oublier M r . de Morteuil, nous prient de les rapeller à ton souvenir. [E.m. p. 6] .P.S. Tous nos gens te présentent leurs respects. .Pyrame et Tenor se portent comme de coutume, cequi veut dire à merveille. 309 Lettre (M.N.N.) 2 Saint-Loup-de-Varennes, 6 juin 1817. L’abbé Progin à Claude. Monsieur le Maire 3 , Votre commune est enfin décidée à faire refondre notre cloche prochainement. Il sera pourvu à cette dépense soit par le produit de la vente de la réserve 4 soit par la vente de deux affouages* et autres fonds communaux 5 . En conséquence nous avons besoin d’un parain et d’une maraine. Votre conseil municipal et moi avons été unanimes. Tous nos vœux se sont réunis sur vous et sur Madame de Morteuil. C’est moi qui suis chargé de faire les demandes. Hier je me suis transporté à cet effet à Chalon chez Madame de Morteuil qui a daigné agréer la proposition et je puis ajouter qu’elle m’a témoigné sa satisfaction de vous avoir pour compère. Elle m’a demandé si vous assisteriez personnellement à la cérémonie, // je lui ai répondu que c’étoit notre grand désir et notre esperance que dans le cas contraire Monsieur votre frére, comme nous en sommes convenus avec lui, auroit la bonté de vous réprésenter. Je viens donc avec grande confiance, Monsieur le Maire, vous prier d’accomplir notre vœu en offrant votre bras à Madame de Morteuil 6 . Nous comptons faire travailler le fondeur vers le commencement de juillet, l’ouvrage exige à peu-près un mois ; Mais il vous sera absolument loisible de fixer l’époque de la céré- monie religieuse. Le mois de mai étant écoulé voudriez-vous bien encore une fois prendre 1. Le courageux et le tenace… 2. Publ. in P.G.H.1. (p. 166). 3. En réalité, n’ayant pas prêté le serment requis par la loi (v. 275), Claude ne l’était pas. Il fut cependant consi- déré comme tel « pendant un certain temps » (L.G.3). 4. La réserve forestière. 5. On trouve aux Archives Nationales diverses pièces relatives au paiement du fondeur (F 6 II Saone & Loire 6). 6. Le « compliment de condoléance » dont Nicéphore agrémentera cette lettre (v. 311), est assez révélateur de sa personnalité. C’est finalement à Isidore que Claude proposera de le représenter (v. 312). 309 1815 1824 1 8
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