Niépce correspondance et papiers
552 C ORRESPONDANCE ET PAPIERS la peine de vous transporter à l’administration générale des Eaux et Forêts pour savoir si notre délibération a été envoyée à Sa Majesté et a été revêtue d’une ordonnance royale. Quelles sont nos esperances à son sujet ? Par cette démarche vous acquerrez un nouveau titre à la reconnaissance de vos administrés et en particulier de celui qui a l’honneur d’être avec un respectueux attachement, Monsieur le Maire Votre très humble et très obéissant s teur Progin curé S t Loup le 6 Juin 1817 [...] 1 310 Lettre (M.N.N.) 2 Saint-Loup-de-Varennes, 7 juin 1817. Nicéphore à Claude. .S t . Loup, le 7 juin 1817. .Mon cher ami, .Je m’emprèsse de répondre à ta lettre du 4 3 qui nous a été remise hier soir et qui nous a fait le plus grand plaisir. M r . de Morteuil doit partir demain, pour Paris ; s’il ne part pas trop matin, je lui enverrai ma reponse dont il voudra bien se charger, et qu’il te remettra en main propre 4 . Il a presque toujours été en course depuis son arrivée ici, cequi ne nous a pas per- mis de le voir aussi souvent que nous l’aurions desiré, et d’avoir avec lui un entretien un peu suivi sur l’objet qui nous concerne, objet auquel il prend le plus vif intérèt. Je n’ai pas man- qué de lui faire part de l’heureux résultat de ta derniere démarche auprès de M.M. de Jouffroy : il en a été enchanté, et m’a dit que cette nouvelle lui mettait le baume dans le sang 5 . Je crois qu’il serait fort aise de prendre part à nos travaux, et que si sa position le met hors d’état d’y participer comme bailleur de fonds, il pourrait du côté du zèle et de l’activité nous être d’un grand secours dans beaucoup de circonstances. C’est d’ailleurs, un parfait honnête homme, et cette rare qualité vaut mieux pour nous que toutes les autres ; car grace à Dieu, nous n’avons pas besoin de gens à grands talens, qui nous contrarieraient peut être extrême- ment en voulant s’imiscer dans nos affaires, et finiraient tôt ou tard par s’approprier une par- tie de notre découverte. Que le ciel nous en préserve ! Je crois comme toi, mon cher ami, que pour l’exécution de notre bateau d’épreuve, nous devons nous borner à un très petit nombre d’actionnaires pris parmi les personnes de notre connaissance. Ternant me proposa il y a quelque tems, d’entrer pour 500 francs dans l’entreprise dont il s’agit, et autant // qu’il m’en souvient, j’ai eu le plaisir de t’en faire part. Chazan 6 ne sera probablement pas fâché d’être de 1. Nicéphore a profité de la page restée libre pour écrire à Claude sa lettre du 9 juin (v. 311). 2. Publ. in P.G.H.1. (p. 163). Fouque n’en avait cité qu’un bref extrait (V.F. p. 92). 3. Inconnue. 4. En fait, la lettre fut remise au fils de M. de Morteuil qui partit pour Paris le lendemain (v. 311). 5. V. 308n. 6. Louis François-Henri Du Bard de Chasan (1763-1837), frère de Ternant et Curley. « Né à Beaune le 23 sep- tembre, Louis, d’abord destiné à l’état ecclésiastique, s’aperçut qu’il n’avait pas la vocation suffisante et entra à l’Ecole d’Artillerie de Metz en avril 1781. Il était capitaine d’artillerie à Strasbourg en 1791. C’est de là qu’il émigra, pour se rendre à l’armée de Condé [...]. Il rentra en France en 1802 et s’établit à Dijon. Il avait épousé, pendant l’émigration, la veuve d’un général autrichien. En 1803, il épousa en secondes noces Marie- Christine Frédérique de Brachet [...] » (J.D.B.C. p. 32). 1815 1824 1 8 De la seconde Restauration jusqu’à la naissance de la photographie
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