Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 555 311 Lettre (M.N.N.) 1 Saint-Loup-de-Varennes, 9 juin 1817. Nicéphore à Claude. [...] .S t . Loup, le 9 mai 2 1817. .Monsieur le Curé nous ayant lu sa lettre et m’ayant prié d’y mettre l’adrèsse, je profite de cette occasion pour te faire notre compliment de condoléance sur le choix que lui et la commune ont fait de toi, pour le prochain baptême de la cloche. Tu seras sans doute très sen- sible à une distinction qui, bien qu’elle te fût due, n’en est pas moins flatteuse ; mais si j’en juge d’après moi, je doute beaucoup qu’elle soit de ton goût. En général, toutes ces cérémo- nies sont assez désagréables sous deux rapports qui ne plaisent pas à tout le monde ; celui de la réprésentation et celui de la dépense surtout ; car aujourd’hui on fond encore plus de cloches que l’on n’en baptise. Quelque détermination que tu prennes, mon cher ami, je crois que tu ne peux pas trop te dispenser d’écrire deux mots à M me . de Morteuil, pour lui faire ton compliment : elle sera flattée de cette attention obligeante de ta part. Ma réponse à ta lettre du 4 a été remise à M r . son fils qui est parti hier pour Paris ; ainsi, j’espère que tu la recevras avant celle ci. Nous t’avons laissé ignorer la rechute qu’a faite ta pauvre vache brune qui avait déja été malade auparavant 3 . Elle a été attaquée d’une espèce de dyssenterie qui l’avait mise sur les dents. Comme les drogues qu’on lui faisait prendre ne produisaient aucun effet, il m’est venu dans l’idée de la traiter comme on traite dans les hopitaux militaires, les soldats atteints de cette maladie-là 4 . Nous lui avons donc fait prendre de l’eau de riz // acidulée et 8 bouteilles de vin de Jambles. Ce traitement a rèussi au delà de nos espérances ; car au bout de quelques jours, la pauvre mère antique a été complettement rétablie. Ton jardin est très bien tenu ; mais nous avons soin de stimuler de tems en tems le zèle du garçon botanicien 5 . Pendant ces dernieres pluies, il a été fort occupé à actionner les limaces qui se gliffent dans la terre et en sortent attirées par la tendricité des plantes. Adieu, mon cher ami : recois de nouveau nos embrassemens les plus affectueux. ://: J.N.Niépce ./. Embrasse bien pour nous notre cher Isidore/. à Monsieur, Monsieur Niépce aîné, chez M r . Barrat, ancien hôtel de Boulogne, rue du Bac, N°. 42. faubourg S t . Germain à Paris ; .à Paris. [M.p.] Juin - 12 - 1817 6 1. Publ. in P.G.H.1. (p. 167). Ce document figure sur la place restée libre de la lettre de l’abbé Progin (v. 309). 2. Erreur : il s’agissait du 9 juin. La date mentionnée au bas de la lettre de l’abbé Progin, et surtout celle du cachet postal à l’arrivée du courrier à Paris, en font foi. 3. V. 298. 4. Il est vraisembable que Nicéphore en parlait par expérience personnelle (v. 101). 5. Baptiste Fleurot. 6. Date d’arrivée à Paris. 311 1815 1824 1 8

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