Niépce correspondance et papiers

N IEPCE 329 219 1804 1815 .Notice sur une nouvelle machine hydraulique à chûte. .Cette machine est composée de deux cylindres creux placés verticalement dans une cais- se ou l’on a etabli une chûte artificielle à l’aide de deux bassins disposés l’un au dessus de l’autre. La chûte déterminée par la différence de niveau des bassins est de quatre piés quatre pouces 1 , et doit être maintenue à cette hauteur pour conserver de l’uniformité dans les effets. .Le cylindre qui représente la puissance, et que nous nommerons A, porte à son extré- mité inférieure immergée, un corps de pompe B de 29 lignes de diamètre 2 , et aboutit par son autre extrémité, dans le bassin supérieur au fond du quel il est solidement adapté. Le piston C de cette pompe, reçoit donc l’action d’une colonne d’eau de quatre piés quatre pouces de hauteur sur 29 lignes de diamètre. .Le cylindre qui représente la résistance, et que nous nommerons D, a onze piés de hau- teur a partir du niveau de l’eau du bassin inférieur. Il est pourvu d’un vase à air au moyen du quel il communique à un corps de pompe E de 16 lignes de diamètre 3 , placé directement au dessous de la pompe B. // Le piston F de cette pompe, lorsque le refoulement a lieu, reçoit donc l’action d’une colonne d’eau de onze piés de hauteur sur 16 lignes de diamètre. .Le vase à air dont on vient de parler, est muni d’une soupape destinée à tenir l’eau suspendue dans le cylindre D. La pompe E en a pareillement une pour l’aspiration et le refoulement alternatifs de ce liquide. .Les pistons C F sont unis par une tige mobile à ses deux bouts, afin de prévenir le défaut de coïncidence de leur centre, ce qui occasionnerait un frottement considérable dans les corps de pompe. .Un flotteur renfermé dans le cylindre A, s’articule au piston C et se trouve lesté de manière à conserver une force d’ascension suffisante pour opérer le jeu de la machine. Il l’opère à l’aide d’une tige creuse que porte son fond opposé, et qui passant au travers d’une cloison, sert encore à la diriger dans sa course. .Le cylindre A communique avec le bassin supérieur ; mais cette communication peut s’intercepter et se rétablir au moyen d’une soupape G qu’ouvre et ferme un marteau mis en mouvement par la tige du flotteur. .Ce même cylindre a dans sa partie inférieure immergée, une autre soupape H indé- pendante du mécanisme du marteau, laquelle s’ouvre pour laisser échapper l’eau que le pis- ton C déplace en montant, et se ferme lorsque la communication avec le bassin supérieur est rétablie. .L’unique fonction du flotteur consiste donc à faire mouvoir un marteau qui offre très peu de résistance, parceque la soupape G a l’avantage de n’eprouver presque point de pres- sion de la part de l’eau ambiante. .Si maintenant, on suppose les bassins ainsi que les deux cylindres pleins d’eau, et la soupape G fermée ; la soupape H s’ouvrira d’elle même. Alors le flotteur dont la force ascensionnelle est plus grande que l’obstacle qu’il a à surmonter entraînera dans son mou- vement les deux pistons, ( refoulera ( expulsera ) l’eau par la soupape H, et faisant basculer le ) // et faisant basculer le [d..] marteau, avant d’arriver au terme de sa course, ouvrira la soupape G. Dans le ( au ) même instant la soupape H se fermera ; le piston C agira avec 1. Donnée de base choisie en fonction des calculs de Montgolfier, ainsi qu’il a été dit plus haut. 2. Environ 6,5 cm. 3. Soit environ 3,6 cm.

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