Niépce correspondance et papiers
N IEPCE 335 223 1804 1815 223 Rapport (A.N. F 12 2331 dossier III). Inédit Ackersloot (Zuiderzee), août 1811. Rapport de M. Koning sur son hydrophore. (Traduction) Rapport détaillé de ma découverte d’un principe môteur très puissant en méchanique, et de son application directe à certaine nouvelle machine de mon invention, nommée hydrophore 1 . La découverte d’un nouveau principe môteur dans la nature c’est toujours, tout philosophe devra selon moi en convenir avec M rs Bertholet et Carnot, (*) une chose précieuse, lorsqu’on * Note 2 . Dans un rapport sur une nouvelle machine inventée par M.M. Niepce, & nommée par eux pyréolophore ; lu le 15 déc. 1806, inséré dans les Mémoires de la classe des sciences mathématiques et physiques de l’Institut de France. Premier semestre de 1807 pag 146 & c peut parvenir à en régulariser les effets & le faire servir à économiser l’action des hommes ou des animaux. Non seulement j’ai découvert un principe môteur de ce genre, mais suis parvenu encore à l’appliquer méchaniquement. L’importance de la chose m’a engagé à détailler dans ce mémoire, l’origine de cette découverte et des encouragements que le gouvernement a bien voulu me donner pour la poursuivre. J’y joindrai le rapport succint du projet d’une nouvelle machine construite dans le genre des machines à vapeur, et à laquelle on pourrait donner le nom assez expressif d’hydrophore [...] // J’entends donc par ce mot, un appareil dans lequel au moÿen d’une composition continuelle d’eau & un changement alternatif de température dans celle-ci, on obtient une très grande puissance propre à mettre en mou- vement, des équipages de pompe, des rouages &c. et à continuer à l’entretenir. Que cet instrument de mon invention, diffère considérablement, tant par rapport au principe moteur, que par rapport à la facilité et l’avantage de son opération, des machines à vapeur connues ; mais encore du pyréolophore (+) de M.M. Niepce ; c’est ce qui // n’a pas besoin de preuve, mais peut déjà suffisamment s’inférer des détails ; et la déscription sui- vante de l’appareil méchanique, le confirmera pleinement. Note (+) 3 Réellement il est assez singulier, que presqu’au même moment que moi, M.M. Niepce en France aÿent imaginé un instrument servant au même but que le mien, & que nous aÿons, les uns et les autres, tirés parti de la puissance d’expansion du calorique & d’une détonation ou inflammation à l’aide de l’air atmosphérique, quoique appliquée d’une manière toute différente. Cela est remarquable en effet, puisque nous ne nous connaissons pas et n’avons rien pu scavoir de notre invention mutuelle. Ces messieurs ignorant encore très probablement mon invention, tandis que la leur est venue pour la première fois à ma connaissance en janvier 1810, par l’attention du Comité central du Waterstaat et la bonté du ministre, qui a bien voulu m’honorer d’une copie du rapport fait par M.M. Berthollet & 1. Par Mr. Koning, pasteur de l’Eglise réformée à Ackersloot (département du Zuiderzee). En 1809, il avait attiré l’attention du ministre du Waterstaat de Hollande (la Hollande étant encore érigée en royaume, avec à sa tête Louis Bonaparte) sur son invention (A.N. F 12 2331 dossier III). 2. Celle-ci figure au bas du premier folio du rapport. 3. Au bas du folio 33 du rapport.
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